PARTI RADICAL DE GAUCHE

BLOG POLITIQUE DU PRG SAINT-ETIENNE

vendredi 4 décembre 2009

L’identité républicaine – Contribution Pierre-Marie DUGAS

Le débat sur « l’identité nationale » a été initialisé par Nicolas Sarkozy dans le but de brouiller le paysage politique à la veille des élections régionales. Tel qu’il a été ouvert par Eric Besson, il est clairement destiné à détourner vers des boucs émissaires l’irritation croissante à l’égard de la politique conduite par l’actuelle majorité. Ces boucs émissaires, ce sont naturellement ceux qui ne partagent pas la définition donnée par Nicolas Sarkozy : « on est français parce qu’on regarde la chrétienté et les lumières comme deux versants d’une même civilisation »[1]. Autrement dit, ceux qui ont d’autres références culturelles et qui traduisent leurs valeurs dans d’autres symboles religieux n’ont rien à faire en France…

Ce débat-là, organisé dans les Préfectures, celles-là mêmes qui délivrent à tout vat les OQTF (Ordres de Quitter le Territoire Français), nous ne pouvons y participer. Car il est impossible de donner une bonne réponse à une question mal posée.

Mais le piège sarkozyen est réel. Il a touché juste en jouant sur la peur de l’autre. L’incendiaire Besson avait à peine mis l’allumette que le feu a pris dans les médias.

Il nous faut donc faire face, ouvrir autrement une question qui est présente dans la population française, en perte de points de repères.

Je pense qu’il ne suffit pas de remplacer « identité nationale » par « identité républicaine ». Même si la connotation des deux mots est différente, la substitution d’un mot à l’autre ne suffit pas pour déplacer la question. D’autant plus que les deux mots ont parfois été confondus : n’est-ce pas au nom de notre projet républicain que nous avons colonisé l’Afrique et balayé culture, mode de vie et civilisation ? Napoléon n’a-t-il pas habillé ses conquêtes du noble projet de répandre le projet républicain ? Encore aujourd’hui existe un impérialisme républicain considérant que notre modèle culturel, que nous prétendons universel, serait de ce fait supérieur à tous les autres[2].

Faire face au piège sarkozyen nous oblige à une réflexion plus approfondie et à un regard plus large sur notre société.

L’urbanisation et la mobilité professionnelle ont fait disparaître les proximités de voisinage et les réseaux familiaux dans lesquels les personnes trouvaient hier leur intégration sociale. La précarité croissante de l’emploi a aussi dissous les liens qui se créaient au sein de l’entreprise ou du syndicat. Quand s’ajoute la rupture de plus en plus fréquente du couple conjugal, l’individu se retrouve une monade isolée, sans appui, sans avenir.

D’où le doute généralisée : qui sommes-nous ? quel est notre avenir dans ce monde dangereux ?

À cette question, il existe aujourd’hui deux grands types de réponses, l’un et l’autre insuffisants.

Le premier type de réponse est de type nationaliste, le repliement sur le pré carré de la nation traditionnelle plus ou moins mythifiée. La plus évidente est celle du Front national et d’une partie de l’UMP. Mais relèvent du même type des réponses plus proches de nous, telles le nationalisme ombrageux de Jean-Pierre Chevènement ou celui de nos amis du Parti Communiste Français, tentant l’un et l’autre de reconstituer un patriotisme français, notamment autour de nos entreprises et d’une certaine conception de l’État[1]. Relève aussi de ce même type nationaliste la mythification du combat des hussards de la République contre la calotte, combat auquel nous participons volontiers en adhérant aux actions du CNAL et de sa lutte permanente contre la dislocation de l’unité culturelle constituée autour de nos valeurs républicaines laïques de liberté, d’égalité et de fraternité.

L’autre type de réponse, qui se prétend plus moderne, constate l’obsolescence du mythe nationaliste et tente de reconstituer des micro-solidarités à travers d’autres liens de type corporatiste : clubs, puissants réseaux d’anciens élèves, sectes, et même anciens du Cabinet de tel ou tel ministre, etc. Les cléricalismes se sont précipités dans cette ouverture : les églises chrétiennes en premier lieu, pour tenter de reconstituer leur influence perdue avec la fin des paroisses, mais aussi une partie du judaïsme avec le rôle de groupe de pression que tente de jouer le CRIF. À leur image, l’islam français tente de se constituer aussi en groupe de pression. On a même vu récemment des réseaux se constituer fondés sur la seule couleur de la peau, tels que le CRAN. Ces groupes corporatistes défendent leurs membres, les aident à trouver du travail, leur donnent une existence et un poids public. C’est dire que la société française est en train de glisser vers ce qu’on appelle le communautarisme, c’est-à-dire la juxtaposition de groupes sociaux exerçant entre eux des rapports de force. Et il est parmi les hommes et femmes politiques des personnes qui, mises en situation de responsabilité, tentent de s’appuyer sur les leaders de ces groupes pour structurer le tissu social français et tenter d’en réduire les tensions. Dans cette logique, le rôle du politique se limiterait à surfer sur ces rapports de forces afin de préserver les compromis minimaux obtenus. On camoufle ce choix communautariste sous un projet universaliste en le baptisant de « respect des diversités », « reconnaissance du multiculturalisme ».

Chacun de nous est sensible à l’un ou l’autre de ces deux types de réponses, nationaliste ou universalo-communautariste. Je pense même que nous sommes sensibles aux deux réponses, flottant de l’une à l’autre selon les moments et les problèmes posés. Faut-il s’en offusquer ? Il y a en chacun de nous « un chouan » et « un soldat de l’An II », nous rappelait Jean-François Hory paraphrasant François Mitterrand.

Mais nationalisme et communautarisme se réfèrent à nos origines, ethniques, religieuses, etc. Or un homme ou une femme ne sont pas définis par leur origine, mais par la trajectoire qu’ils conduisent entre leur origine et leur avenir. C’est notre projet qui nous définit, en nous arrachant aux pesanteurs de nos origines. Et heureusement !

Ne cherchons donc pas derrière nous notre identité. Elle est devant nous, à faire. À faire avec ceux qui sont là, ceux qui le veulent, en espérant aspirer les autres dans ce projet commun auquel ils sont appelés à contribuer démocratiquement.

Ce projet, c’est celui d’une nation solidaire, dans laquelle chacun puisse vivre dignement.

Ce projet, c’est celui d’une nation et d’une Europe ouvertes, auxquelles auront accès les personnes désireuses de contribuer à sa construction dans le cadre de ses lois – et notamment chez nous dans le cadre de la séparation de l’Église et de l’État - , libres d’y circuler, encore plus libres d’y circuler que l’argent et les produits[2].

Ce projet, c’est celui d’une nation et d’une Europe dans lesquelles les structures collectives accompagneraient au mieux la construction par chaque individu de sa trajectoire propre vers plus de liberté et plus de fraternité.

Comment y parvenir ? Des indications nous sont données par un religieux, mais un religieux qui semble avoir sauté le pas de la sécularité, le grand rabbin Gilles Bernheim. Dans une tribune du Monde[1], il s’inspire du passé pour se tourner vers l’avenir et esquisser les moyens par lesquels se construit une identité collective de personnes libres :

·         Priorité absolue donnée à l’école, autour de laquelle il nous invite à nous regrouper, et aux maîtres, qu’il nous invite à honorer.

·         Enseignement de l’histoire universelle d’où nous venons, de ses pages lumineuses et de ses pages sombres.

·         Accès de tous à la maîtrise de la langue, condition à la fois de l’évolution individuelle de chacun et de la constitution d’un corps collectif.

·         Débattre sans cesse du projet collectif, ce qui nous invite à renouveler notre gouvernance à tous les niveaux.

C’est ainsi que nous ferons notre identité collective.


[1] Discours de Nicolas Sarkozy le 12 novembre 2009 à La Chapelle en Vercors. L’évocation de la « chrétienté », absolue confusion du pouvoir temporel et de la spiritualité, fait frémir… mais le pire est dans l’exclusion de tous les autres.

[2] « Force est de se demander si ce prétendu républicanisme où la conscience nationale se reconnaît n'est pas simplement l'autre nom du vieux nationalisme qui érige en universel un modèle identitaire particulier. Comme si, par une chance inouïe, notre identité, produit d'une histoire, avait la fantastique singularité de coïncider avec l'universel. Fabuleux et commode privilège : nul travail, de notre côté, à faire sur nous-mêmes pour nous ouvrir à l'altérité de l'autre, tout l'effort incombant à ce dernier - un effort que nous supposons animé par l'envie irrépressible de nous rejoindre dans cet universel que nous incarnerions si bien. » (Alain RENAULT dans Le Monde daté du 8 novembre 2009

[1] Cette démarche a été le ressort émotionnel du rejet du traité constitutionnel, qui a relevé d’un réflexe identitaire autant que d’arguments rationnels.

[2] L’actuel comportement français est inquiétant pour notre avenir. Comme l’indique le démographe Hervé LE BRAS, aujourd'hui, " ce ne sont plus les pays d'arrivée qui choisissent, mais les migrants hautement qualifiés qui décident de leur destination " ; il relève qu'en termes de qualification des migrants, selon l'OCDE, la France se situe en queue de peloton, tandis que la Canada, l'Australie, l'Irlande, l'Angleterre et les pays nordiques caracolent en tête. Dans le choix des migrants, interviennent de toute évidence la langue, la durée de séjour mais aussi le climat général d'hospitalité à leur égard. Climat sur lequel, en France, observe Hervé Le Bras, pèse la priorité donnée à la " chasse aux sans-papiers ". (Le Monde daté du 219-30 novembre 2009).

[1] Édition datée du 29-30 novembre 2009.


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lundi 30 novembre 2009

PM DUGAS nous invite à retenir l'appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»

Mediapart lance avec plusieurs dizaines de personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez, ci-dessous, en bas de page, le signer en ligne. 

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.
Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers
Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.
La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.

Pour signer : http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-mediapart-nous-ne-debattrons-pas

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jeudi 12 novembre 2009

Comité directeur – Mercredi 4 novembre 2009

27367260Le Comité directeur du 4 novembre 2007 a bien entendu consacré une partie de son temps à la préparation des élections régionales. Mais il a auparavant amorcé le débat sur quatre sujets d’actualité importants : la prétendue réforme des collectivités territoriales, le « grand emprunt », l’ouverture du capital de La Poste, le débat sur l’identité dite nationale. Je vous en rends compte à ma manière, à la fois fidèle et subjective.

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Le Président Baylet n’a laissé à personne d’autre la présentation de la prétendue réforme des collectivités territoriales engagée au forceps par le Président Sarkozy. Il a naturellement repris tous les arguments contre ce projet artificiel et mal ficelé, qui distille un poison malin, la suspicion à l’égard du sérieux des 500.000 élus qui font fonctionner la France. – Je regrette toutefois que Jean-Michel Baylet n’ait pas ouvert une réflexion positive sur des réformes possibles. Car il faudrait sortir du piège dans lequel veut nous enfermer le Président de la République : si vous refusez ma réforme, c’est parce que vous êtes des notables accrochées à vos prébendes comme des moules à leur rocher. Non, M. Sarkozy, la plupart des élus – pas tous, hélas ! – sont des personnes dévouées à l’intérêt général ; ils sont prêts à des changements, à condition qu’ils favorisent à la fois l’efficacité et une meilleure démocratie de proximité. Cela, ce serait de vraies réformes.

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Sur le « grand » emprunt, les positions du PRG sont de bon sens. Une délégation du PRG les a présentées tout dernièrement au Premier Ministre.

Dans la dégradation actuelle des finances publiques (dette égale à 84% du PIB, emprunts annuels de 250 milliards d’Euros, chômage de 10% à 13% selon la manière de l’évaluer), faut-il charger la barque française d’un emprunt supplémentaire, qu’on appellerait « grand » ? Une relance est nécessaire, mais au niveau européen. Le PRG souhaite un emprunt européen, qui avoisinerait 100 milliards d’Euros, et serait souscrit par des investisseurs institutionnels plutôt que par des particuliers. Il est essentiel que la finalité de ces emprunts soit ciblée précisément, recherche, biotechnologies, transports, etc.

Nous ne pouvons évidemment que saluer cette position de bon sens. Mais il est aujourd’hui douteux que l’Allemagne accepte volontiers de se lancer dans cette démarche. Alors que faire ? La question reste ouverte.

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Le troisième sujet était l’ouverture du capital de La Poste, et son changement de statut. Le débat en cours au Sénat est affligeant pour un démocrate : d’après ce qui nous a été rapporté, les sénateurs de droite tiennent quasiment un langage de gauche en faveur de la défense du service public, mais quand vient le moment du vote sur chacun des 620 amendements présentés par la gauche, leurs opinions s’effacent devant la discipline de groupe : au lieu de voter individuellement pour concrétiser les positions qu’ils ont vigoureusement exprimées dans leurs discours, les sénateurs de droite se réfugient derrière une procédure de « vote public » par laquelle chaque responsable de groupe politique apporte en bloc la totalité des voix de son groupe ; il en résulte sur chaque amendement un clivage droite / gauche constant de 189 voix contre 152. Ce double langage décrédibilise la démocratie.

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Le quatrième sujet était le débat sur l’identité nationale, présenté par Jean-François HORY, dans un discours parfaitement écrit même s’il a été prononcé sans aucune note. Écouté dans un silence respectueux, il sera très probablement repris dans un document écrit du Parti. Je me contente ici d’indiquer quelques réflexions qu’il m’a suggérées

Tel qu’il est ouvert par le Ministre Eric Besson, dont les capacités d’expulser sans état d’âme ont séduit le Président Sarkozy, le débat est mal posé, car il devient une sommation aux immigrés et à leurs enfants de se plier ou de se casser. Nous refusons donc d’obtempérer à cette convocation dans les préfectures.

Pourtant il est important de nous interroger sur les valeurs qui dirigent actuellement nos actions. Républicains, laïques, héritiers du Radical Georges Clémenceau et du Socialiste Jean Jaurès, qu’avons-nous fait de notre identité républicaine ? Pour Jean-François Hory, chaque citoyen est « à la fois chouan et soldat de l’An II », amoureux de sa terre et nourri des valeurs universelles. « Il y a en chacun de nous une guerre civile », dira Roger-Gérard Schwartzenberg citant Saint-Exupéry. Dans ce clivage entre l’identité et l’universalité, nous disons oui et non : oui à l’identité, mais non au nationalisme ; oui à l’universalité, mais non à la mondialisation anonyme. Ainsi posé, le débat nous ouvre vers la quête sans cesse renouvelée d’une respectueuse reconnaissance de l’identité de chacun.

Le PRG organisera donc en janvier une Convention portant sur l’identité républicaine ; elle sera ouverte à toute la Gauche républicaine.

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Après ces quatre exposés et un bref débat, le Comité directeur a fait le point de la préparation des élections régionales, et notamment des rencontres avec d’une part la direction du PS, d’autre part la direction des Verts.

La situation telle qu’elle était le 4 novembre ayant déjà évolué, je n’en dirai pas grand-chose. Il semble globalement que le Parti socialiste souhaiterait ne pas se présenter seul devant les électeurs et apprécierait d’avoir notre caution pour rompre son isolement. Nous n’y sommes pas opposés, à condition d’être respectés dans notre différence.

Le PRG a parallèlement des discussions avec les Verts au niveau national.

Sur cette base, les négociations doivent être engagées dans chacune des Régions.

J’ajoute qu’auprès du PS, nous avons à faire valoir une conception humaniste du socialisme. Auprès des Verts, nous faisons valoir que le respect de l’environnement commence par le respect des hommes. Et nous avons aussi de la sympathie pour nos amis du Front de gauche, même si nous n’avons qu’une pratique limitée du travail avec eux.

Il est de toute façon nécessaire de mener ces négociations en ayant en perspective non pas les seules élections régionales, mais toutes les élections qui suivront, cantonales, sénatoriales, présidentielles (dont d’éventuelles primaires), législatives. Il en va de la crédibilité de la reconstruction à gauche.

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dimanche 18 janvier 2009

Contribution de Pierre Marie DUGAS pour la Convention de la Rochelle

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Vous  pouvez consulter cette contribution
                   ------>Actualisation_du_programme_PRG_de_2006 cliquez!



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jeudi 11 décembre 2008

Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits

Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits

Avec ses dernières annonces sur la discrimination positive qui obligerait toutes les préparations aux grandes écoles à intégrer un quota de boursier, le Président Sarkozy vient de faire un pas de plus vers la société qui lui sert de modèle, celle de la droite états-unienne telle qu’il la rêve.
Son remarquable talent politique est d’avoir fait ce pas de plus en prenant des postures de gauche, au point qu’un ancien secrétaire national du PS, Malek Boutih, lui décerne un satisfecit.
Passons sur le fait que le quota de boursier dans les classes préparatoires aux grandes écoles valide ce système gravement élitiste par lequel se constitue la nomenklatura française…
Plus grave, il alimente la course à la sélection en faisant miroiter aux lycéens l’espoir d’être admis dans le gotha.
Surtout il crée un droit supplémentaire à des groupes particulier. Or justement c’est ce droit spécifique donné à des groupes particuliers que la Révolution française a voulu abolir en promulguant la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, que l’ONU a reprise et affinée dans sa Déclaration universelle du 10 décembre 1948. Les Droits sont attachés aux personnes, et non aux groupes divers dont ils peuvent faire partie. C’est la base de l’existence d’une nation égalitaire, qui ne soit pas fondée sur le compromis entre diverses communautés.
Mais, direz-vous, il existe déjà un système de quota dans divers établissements, Sciences Po Paris, l’ESSEC. Bien sûr, mais n'y a-t-il pas une différence entre des règles d’admission fixées par un institut privé, désireux, dans une démarche marketing, de marquer son originalité, et une règle fixée par la nation ?
Par ce nouveau quota, l’actuel Président fait un pas supplémentaire en direction du communautarisme.
La seule démarche de gauche serait de construire l’égalité à la racine, et c’est précisément l’inverse de ce que fait l’actuel Président. Car, dans le même temps où il crée ce quota, le Président génère de l’échec scolaire : il supprime l’accès des enfants de deux ans à l’école maternelle, que je préférerais appeler avec Philippe MEIRIEU l’école première, alors qu’on sait que cette scolarisation précoce est surtout bénéfique aux enfants des milieux les plus exposés. Il réduit le temps scolaire en primaire ; il supprime des postes d’enseignant ; il bourre des classes alors que celles-ci sont déjà trop nombreuses pour que le maître puisse consacrer du temps aux élèves en difficulté ; il supprime une partie des RASED, spécialisés pour aider certains enfants à surmonter des difficultés psychologiques… Tout l’inverse de ce que la Suède a fait pour éradiquer un échec scolaire coûteux pour le pays.
C’est une démarche carotte / bâton. On met d’emblée les enfants en menace d’échec : courrez plus vite, sinon vous serez largués sans espoir de retour dans le peloton. Et à l’autre bout, on met une carotte : si vous courrez vite, vous aurez une chance sur mille d’arriver avant les autres et de décrocher la timbale.
Est-ce là notre projet républicain qui met l’égalité parmi nos valeurs ? Est-ce là un projet efficace pour nos industries ? Est-ce cohérent avec la stratégie de Lisbonne qui veut créer en Europe une économie de la connaissance ?

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lundi 1 décembre 2008

Hommage à Benoit MALON

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samedi 22 novembre 2008

PM Dugas: la crise fait tomber les masques

 

42147_dugas_pierremarieL’affrontement entre deux conceptions de la politique se précise. Je ne sais pas à ce jour quelle sera l’issue du désastreux combat qui détruit le Parti socialiste. Mais déjà la crise fait tomber les masques.

 

Oubliées les incantations parareligieuses à la « fraternité » et les « aimez-vous les uns les autres » ; la soif du pouvoir se manifeste désormais toute nue chez l’ancienne candidate à la présidentielle.

 

Et elle se manifeste avec des instruments de sinistre mémoire : la victimisation, l’appel au peuple contre ses mandataires, moi ou le chaos, la prétendue légitimité donnée par l’onction populaire.

 

Victimisation : au cours du Congrès socialiste, loin de chercher l’apaisement, Mme Royal a systématiquement joué la provocation. Les huées et les sifflets, elle les voulait, car ils lui permettaient de se déclarer victime. Un complot contre moi. Une partie de poker menteur contre moi. Ils me voulaient morte, et je suis là.
La méthode s’apparente à celle que Le Pen avait utilisée à outrance : victime du complot de la bande des quatre.

 

Appel au bon peuple, « avec lequel j’ai un contact particulier » contre « ceux qui savent »...
Quand brûlera-t-on les livres ?

 

Contestation du Conseil national PS issu du vote des motions, déclaré par Mme Royal illégitime pour valider la nomination du Premier secrétaire. C’est la technique du coup d’État du chef charismatique contre les parlementaires. De Gaulle, quelles qu’aient été ses ambiguïtés en mai 1958, avait au moins respecté les institutions de la République et pris le risque de se présenter devant le Parlement pour en recevoir l’investiture… Mais c’est une constante de la démarche de Mme Royal que de vouloir de détruire les corps intermédiaires au profit d’une prétendue « démocratie participative » qui court-circuite les représentants élus.

 

Appel à manifester dans la rue devant le siège du PS… Organiser le chaos, afin d’apparaître comme celle qui le résout. Moi ou le chaos… à plus grande échelle, d’autres ont déjà mis cela en pratique, notamment en 1931.

 

Mme Royal n’est ni Le Pen ni Hitler, pas même De Gaulle. Autres temps, autres mœurs, autre niveau. Mais sa méthode de prise de pouvoir y fait penser : dramatiser en créant le chaos pour apparaître comme le seul recours possible, prendre la posture de victime des corps intermédiaires et faire appel au peuple pour contrer le prétendu complot.

 

Le combat que mène aujourd’hui Mme Royal n’est plus un combat politique sur un projet et sur des idées. C’est un combat pour s’approprier le nom du Parti socialiste, porteur de légitimité électorale, et les finances du Parti socialiste.

Amis socialistes abusés par son charme, allez-vous enfin vous réveiller ? La gauche a besoin de vous.

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dimanche 16 novembre 2008

Quelques réflexions au lendemain du Congrès socialiste

reunionprg_002- Quelques réflexions de P M Dugas au lendemain du Congrès socialiste 
Le 17 novembre 2008

Quelques réflexions au lendemain de ce Congrès socialiste que certains journalistes de presse et de radio, entraînant à leur remorque de nombreux citoyens, qualifient de catastrophique.
J’ai participé à plusieurs Congrès socialistes, dont j’étais à l’époque membre de droit. Celui-là, je l’ai attentivement suivi dans la presse, et notamment sur le site de Mediapart qui en a tenu un chrono heure par heure.
Ce congrès n’est pas parvenu à la synthèse entre deux positions qui se sont révélées irréconciliables.
Ce n’est pas la première fois. C’est un des intérêts de ce type de congrès que de manifester, au risque de le dramatiser, un clivage important dans la gauche française, et même plus largement dans la société française. Pour mémoire, puisque nous sommes Ligériens, le Congrès de 1885 réuni à Saint-Étienne s’est séparé sur un échec. Le désaccord était radical entre les partisans d’une prise de pouvoir par les urnes et les partisans d’une prise de pouvoir par la rue. Les seconds, minoritaires, ont claqué la porte pour aller créer un autre parti. Et ce n’est que quelques années plus tard que Jean Jaurès a réussi à rassembler ces deux courants dans une nouvelle synthèse.
Ce qui s’est révélé irréconciliable à Reims, ce sont deux manières de faire de la politique. Le Journal de Genève de ce matin lundi 17 novembre résume bien la situation en évoquant « la guerre des deux roses ».
D’un côté une démarche politique qui veut entraîner à s’engager dans la réflexion et l’action, appuyées sur un parti structuré. « Martine Aubry prononce ses discours sans brio mais avec une solide charpente qu’elle veut clouer à gauche. Et à gauche toute. "Il faut mettre enfin l’économie réelle devant la finance", insiste-t-elle en évoquant la crise actuelle. » (Journal de Genève)
De l’autre, une démarche que le rédacteur du Journal de Genève caractérise comme un « populisme de gauche », succession de pulsions droitières, d’envolées gauchistes et de discours para-religieux. « Ségolène Royal en appelle directement "aux gens" en jouant du charme personnel pour les guider "dans le bon sens". Elle développe un discours maternant, compassionnel, régressif, tout à fait adapté à l’air du temps qui veut câliner les gens plutôt que galvaniser les citoyens. Les mots "affection", "amour", et même "tendresse" demeurent ses fétiches. Des mots qui peuvent être fort bien perçus par la masse des électeurs non socialistes. »
« Ce sont donc deux logiques qui s’affrontent » (ibid.). D’un côté la cohérence d’un appareil politique puissant, dont on peut se demander s’il est « adapté à notre société médiatique ». De l’autre un Péronisme à la française, efficace exploitation de la personnalisation médiatique, qui peut avoir de l’effet dans l’actuelle déshérence de la société française ; mais « il rassemble les électeurs sur une base floue, il peut entraîner les dérives les plus imprévisibles et n’est pas propice à engager de profondes réformes » (ibid.).

                                                                           *    *    *

Ce débat est un débat essentiel. Si l’on veut à tout prix conquérir le pouvoir, il faut naturellement soutenir ce populisme de gauche et ses alliances hasardeuses, avec le risque de faire n’importe quoi pour rester au pouvoir une fois celui-ci conquis. Mais si l’on veut changer la société, il faut peut-être donner la priorité au patient travail sur le projet, avec syndicats, associations, entrepreneurs… au risque d’être moins fascinant.

                                                                           *    *    *

Je suis toutefois intrigué par le fait que bien des journalistes préfèrent titrer sur le combat des ego. Comme si c’était cela l’enjeu ! Pourquoi occultent-ils le contenu des projets pour se consacrer au croustillant, au people ? Petitesse mentale ? démagogie ? soumission à des directives venues d’en haut ? Leur métier est pourtant un beau métier, quand ils osent en respecter l’éthique…

                                                                           *    *    *

On pourrait se demander pourquoi un adhérent du Parti Radical de Gauche (PRG) s’intéresse ainsi au Congrès du PS.
Pour deux raisons. La première est que, jusqu’à ce jour, le PS est le Parti dominant à gauche. Peut-être le nouveau Parti de gauche (PG) que vient de créer Jean-Luc Mélenchon mettra-t-il un terme à cette hégémonie, mais elle existe pour l’instant. Dans la plupart des instances, le PRG se positionne en fonction de ce Parti majoritaire. Nous sommes donc concernés par ce qui s’y passe. Allons même plus loin, l’éclatement du PS pourrait conduire à une remise en cause du PRG.
La seconde raison est que le débat qui divise aujourd’hui le PS est un débat central dans l’ère du tout médiatique. Le PRG est porteur d’un beau projet, celui d’un socialisme qui ne devrait pas tout à Marx. Mais le petit nombre de ses membres le rend inaudible. Doit-il rechercher dans de nouvelles alliances (les radicaux de droite) une proximité du pouvoir qui lui redonnerait une visibilité, au risque de perdre son âme ? Ou doit-il approfondir son projet sociétal, si nécessaire à notre époque de transition, en prenant le risque de demeurer encore quelque temps dans la pénombre ?

                                                                           *    *    *

Post-scriptum : j’étais étonné que Bertrand DELANOË n’ait pas à la fin du Congrès apporté publiquement son soutien à Martine Aubry, alors qu’il avait affirmé à la tribune du Congrès n’avoir avec elle que de très faibles différences (« que des nuances »). J’apprends ce lundi matin en fin de matinée qu’il lui apporté son soutien. Le débat qui divise les socialistes est donc clair, il porte comme je l’écrivais ci-dessus sur la conception même de la politique.bandeau_Radical


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vendredi 31 octobre 2008

Antennes relais pour les téléphones portables – des risques ?


De nombreux citoyens montbrisonnais ont réagi contre l’installation d’antennes relais sur le toit de leur immeuble.

Le nombre des portables a explosé en France. On en est à 50 millions. Les trois opérateurs France-Telecom (Orange), Vivendi (SFR) et Bouygues engagent de gros capitaux pour fidéliser une clientèle de plus en plus volatile. Ils se disputent les emplacements où placer des antennes.

Et les questions de santé ? Ce n’est pas le souci premier des opérateurs, qui sont avant tout des industriels. Ils ont toutefois établi des règles pour leurs propres salariés quand ceux-ci interviennent sur les antennes. Quant aux risques pour les utilisateurs, il y a débat. Les études épidémiologiques n’ont pas encore aujourd’hui un recul suffisant pour que la communauté scientifique ait une position unanime sur l’analyse de ces problèmes, mais des doutes sérieux se sont fait jour.

Il y a deux problèmes de santé, le problème de ceux qui se servent de leur portable, et le problème de ceux qui subissent l’environnement électromagnétique des antennes.

Le premier problème est individuel : chacun est libre de l’usage de son téléphone. Libre à chacun des utilisateurs intensifs de portables d’accroître (de 20% à 100% ?) le risque d'avoir au bout de dix ans une tumeur au cerveau, aux glandes salivaires ou au nerf acoustique. Les citoyens sont libres, oui… à condition qu’on les ait informés de ces dangers. À cet égard, quand j’étais élu d’opposition à Montbrison, je me suis étonné de voir figurer parmi les documents officiels de la Mairie le prospectus commercial de l’association des opérateurs de téléphonie mobile, qui minimise les risques encourus. Je profite de ces lignes pour évoquer l’appel solennel réitéré par vingt scientifiques internationaux le 15 juin 2008 ; je relève notamment deux de leurs dix consignes : éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille ; ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence !

Le second problème relève de la santé publique : peut-on laisser les opérateurs multiplier leurs antennes en zone d’habitation ? C’est l’interrogation ouverte par les locataires des immeubles du Tour de roue et leurs voisins.

Ce problème s’est déjà posé à Montbrison en mai 2006, quand le Conseil municipal a reconduit le contrat SFR pour l’antenne du Pailler construite en 1994. Conformément à ma fonction d’opposant, j’ai ouvert le débat sur le fond, en rappelant les doutes des scientifiques sur l’innocuité d’une telle antenne autour de laquelle de nombreux logements ont été construits. J’ai notamment évoqué une note officielle de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) considérant comme sensibles des sites qui pourraient se trouver dans l'axe d'un faisceau à moins de 100 mètres d'une station. J’ai eu contre moi un concours d’incompétence ou de mauvaise foi : un élu important a affirmé qu’une antenne n’est dangereuse qu’à moins d’un mètre ; un autre a doctement prétendu, contrairement à toutes les affirmations scientifiques, que le rayonnement des antennes se déploie verticalement et n’est nocif que pour ceux qui sont à leur pied, etc. Le nouveau contrat SFR a été naturellement approuvé par la majorité municipale, à laquelle s’est jointe Mme Faure – il faut à ce propos saluer son talent d’illusionniste, elle qui est parvenue à apparaître comme une alternative à Montbrison alors que par ses votes favorables et ses abstentions, elle s’est pratiquement toujours rangée du côté de la droite.

Aujourd’hui, la pression des opérateurs se maintient. Malgré les alertes répétées de nombreux scientifiques, la publicité des opérateurs et la satisfaction des utilisateurs ont fait passer au second plan les questions de santé. La permanente expansion de la téléphonie mobile pousse à installer sans cesse de nouvelles antennes, notamment en ville.

Quelles seraient les pistes de solution ? L’éloignement des antennes ne semble pas une solution satisfaisante. En effet, si on éloigne les antennes, les opérateurs augmenteront leur puissance. En outre, l’éloignement des antennes ne répond pas à la volonté actuelle de réduire la dimension de l’espace couvert par chaque antenne (la « cellule ») afin de multiplier le nombre de communications simultanées possibles.

Selon une technicienne que j’ai rencontrée, proche de PRIARTéM, une piste pourrait résider dans le changement de la nature des ondes émises par les antennes : il existerait un type d’émission moins nocif, mais ne permettant pas un nombre aussi élevé de communications simultanées. Il faudrait donc d’une part investir considérablement en recherche et en équipements, et d’autre part réduire notre consommation téléphonique…
Dans l’état provisoire de la connaissance des risques que l’actuelle téléphonie mobile fait courir à la santé, la multiplication des antennes n’est pas souhaitable pour qui se préoccupe de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Multiplier les antennes, c’est peut-être menacer la santé de ceux qui les subissent, et c’est sûrement encourager l’usage du téléphone portable dont on présume avec quasi-certitude la nocivité.

Note : Pour l’expertise, voir notamment les sites de l’Agence nationale des fréquences (anfr.fr), de l’Association française des opérateurs mobiles (afom.fr), de PRIARTéM (priartem.fr), de Robin des toits (robindestoits.org) et de Guérir magazine qui a reproduit le récent appel  de médecins (guerir.fr/magazine/telephones-portables/appel-precaution-utilisation-telephones-portables). Je tiens en outre quelques articles de presse à la disposition de qui le souhaite.

P M  DUGAS


Débat possible sur Forez info (cliquez ici)


montreynaud_002REMARQUES AJOUTEES PAR LE WEBMASTER:  mobilisation à Montreynaud aussi, depuis octobre des habitants de la barre Offenbach protestent contre l'installation d'une antenne.

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                                                                                                    Yamina Merahi est la porte-parole des locataires d'Offenbach...Paradoxe de la situation elle utilise un portable pour communiquer sur ce mouvement de protestationmontreynaud_001


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L'élu Joseph Ferrara propose une réunion

 



 




Vendredi 28 novembre 2008

La salle de l’ALCPM - Amicale Laïque et Citoyenne Pour Montreynaud - était comble ce vendredi soir pour accueillir les élus de la ville, le bailleur, une centaine d’habitants de la barre d’Offenbach, le CRIIREM - Centre de Recherche et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Électromagnétiques - représenté par Mme Gouhier, responsable du laboratoire de recherche, et, avec un certain retard, les deux représentants de l’opérateur sur la sellette pour ces antennes, Bouygues Télécom.
L’objectif de cette soirée était de disposer d’informations sur les risques liés aux antennes de téléphonie pour alimenter la future charte des installations sur le stéphanois et, accessoirement, de trouver une solution pour ces antennes. C’est le CRIIREM qui ouvrira le bal, insistant sur son indépendance indispensable dans ce genre d’étude et sur son professionnalisme reconnu. Mme Gouhier, entrera dans une description des ondes électromagnétiques.On retiendra de son exposé technique que la proximité d’une antenne augmente l’exposition aux ondes et qu’une synthèse de 1500 études conclut majoritairement à la génotoxicité de ces ondes. À comparer également les normes entre pays européens, la France possédant de loin la plus élevée. Et Mme Gouhier de recommander d’installer les antennes à plus de 300 m des lieux d’habitation et d’abaisser les seuils d’émission. En face, les représentants de l’opérateur argueront que ces antennes sont juste déplacées, qu’il n’y a pas augmentation du volume d’ondes. Ils rappelleront qu’ils respectent la loi et que, si elle est obsolète, c’est aux parlementaires de la faire évoluer. Ils présenteront également les conclusions de nombreuses études prouvant, selon eux, l’innocuité des rayonnements. Le débat, parfois houleux, a suivi. Si les habitants ont un temps accusé le bailleur, Loire Habitat, de faire de l’argent avec ces antennes; M. Gagnaire, directeur, affirmant, chiffres à l’appui, qu’il n’en est rien; des suggestions intéressantes sortiront de ces échanges, comme ce suivi permanent de mesures pour constater les variations de puissance des antennes ou l’installation des pico-antennes. Après plus de 3 heures d’échange, on retiendra ces deux phrases. Celle de cet habitant d’abord : « Nous sommes des gens simples, c’est pour cela que nous habitons un HLM. Nous acceptons l’évolution, mais nous pouvons faire la révolution. Il faut d’abord penser à la santé des habitants, pas qu’à l’argent ». Des élus stéphanois ensuite, qui annonceront la volonté d’avancer sur la charte à élaborer entre opérateurs et ville, le souhait de mettre en place une campagne de mesures, et de poursuivre cette concertation dans le cadre d’un groupe de travail. En attendant, les travaux restent suspendus.mafiosa_003

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mardi 9 septembre 2008

42147_dugas_pierremariePierre Marie Dugasprg








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