PARTI RADICAL DE GAUCHE

BLOG POLITIQUE DU PRG SAINT-ETIENNE

dimanche 18 janvier 2009

Contribution de Pierre Marie DUGAS pour la Convention de la Rochelle

Photo_1024

Vous  pouvez consulter cette contribution
                   ------>Actualisation_du_programme_PRG_de_2006 cliquez!



Posté par citoyen42 à 17:33 - P M DUGAS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 11 décembre 2008

Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits

Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits

Avec ses dernières annonces sur la discrimination positive qui obligerait toutes les préparations aux grandes écoles à intégrer un quota de boursier, le Président Sarkozy vient de faire un pas de plus vers la société qui lui sert de modèle, celle de la droite états-unienne telle qu’il la rêve.
Son remarquable talent politique est d’avoir fait ce pas de plus en prenant des postures de gauche, au point qu’un ancien secrétaire national du PS, Malek Boutih, lui décerne un satisfecit.
Passons sur le fait que le quota de boursier dans les classes préparatoires aux grandes écoles valide ce système gravement élitiste par lequel se constitue la nomenklatura française…
Plus grave, il alimente la course à la sélection en faisant miroiter aux lycéens l’espoir d’être admis dans le gotha.
Surtout il crée un droit supplémentaire à des groupes particulier. Or justement c’est ce droit spécifique donné à des groupes particuliers que la Révolution française a voulu abolir en promulguant la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, que l’ONU a reprise et affinée dans sa Déclaration universelle du 10 décembre 1948. Les Droits sont attachés aux personnes, et non aux groupes divers dont ils peuvent faire partie. C’est la base de l’existence d’une nation égalitaire, qui ne soit pas fondée sur le compromis entre diverses communautés.
Mais, direz-vous, il existe déjà un système de quota dans divers établissements, Sciences Po Paris, l’ESSEC. Bien sûr, mais n'y a-t-il pas une différence entre des règles d’admission fixées par un institut privé, désireux, dans une démarche marketing, de marquer son originalité, et une règle fixée par la nation ?
Par ce nouveau quota, l’actuel Président fait un pas supplémentaire en direction du communautarisme.
La seule démarche de gauche serait de construire l’égalité à la racine, et c’est précisément l’inverse de ce que fait l’actuel Président. Car, dans le même temps où il crée ce quota, le Président génère de l’échec scolaire : il supprime l’accès des enfants de deux ans à l’école maternelle, que je préférerais appeler avec Philippe MEIRIEU l’école première, alors qu’on sait que cette scolarisation précoce est surtout bénéfique aux enfants des milieux les plus exposés. Il réduit le temps scolaire en primaire ; il supprime des postes d’enseignant ; il bourre des classes alors que celles-ci sont déjà trop nombreuses pour que le maître puisse consacrer du temps aux élèves en difficulté ; il supprime une partie des RASED, spécialisés pour aider certains enfants à surmonter des difficultés psychologiques… Tout l’inverse de ce que la Suède a fait pour éradiquer un échec scolaire coûteux pour le pays.
C’est une démarche carotte / bâton. On met d’emblée les enfants en menace d’échec : courrez plus vite, sinon vous serez largués sans espoir de retour dans le peloton. Et à l’autre bout, on met une carotte : si vous courrez vite, vous aurez une chance sur mille d’arriver avant les autres et de décrocher la timbale.
Est-ce là notre projet républicain qui met l’égalité parmi nos valeurs ? Est-ce là un projet efficace pour nos industries ? Est-ce cohérent avec la stratégie de Lisbonne qui veut créer en Europe une économie de la connaissance ?

Posté par citoyen42 à 06:58 - P M DUGAS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

lundi 1 décembre 2008

Hommage à Benoit MALON

dugas_002dugas_001















Posté par citoyen42 à 19:51 - P M DUGAS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

samedi 22 novembre 2008

PM Dugas: la crise fait tomber les masques

 

42147_dugas_pierremarieL’affrontement entre deux conceptions de la politique se précise. Je ne sais pas à ce jour quelle sera l’issue du désastreux combat qui détruit le Parti socialiste. Mais déjà la crise fait tomber les masques.

 

Oubliées les incantations parareligieuses à la « fraternité » et les « aimez-vous les uns les autres » ; la soif du pouvoir se manifeste désormais toute nue chez l’ancienne candidate à la présidentielle.

 

Et elle se manifeste avec des instruments de sinistre mémoire : la victimisation, l’appel au peuple contre ses mandataires, moi ou le chaos, la prétendue légitimité donnée par l’onction populaire.

 

Victimisation : au cours du Congrès socialiste, loin de chercher l’apaisement, Mme Royal a systématiquement joué la provocation. Les huées et les sifflets, elle les voulait, car ils lui permettaient de se déclarer victime. Un complot contre moi. Une partie de poker menteur contre moi. Ils me voulaient morte, et je suis là.
La méthode s’apparente à celle que Le Pen avait utilisée à outrance : victime du complot de la bande des quatre.

 

Appel au bon peuple, « avec lequel j’ai un contact particulier » contre « ceux qui savent »...
Quand brûlera-t-on les livres ?

 

Contestation du Conseil national PS issu du vote des motions, déclaré par Mme Royal illégitime pour valider la nomination du Premier secrétaire. C’est la technique du coup d’État du chef charismatique contre les parlementaires. De Gaulle, quelles qu’aient été ses ambiguïtés en mai 1958, avait au moins respecté les institutions de la République et pris le risque de se présenter devant le Parlement pour en recevoir l’investiture… Mais c’est une constante de la démarche de Mme Royal que de vouloir de détruire les corps intermédiaires au profit d’une prétendue « démocratie participative » qui court-circuite les représentants élus.

 

Appel à manifester dans la rue devant le siège du PS… Organiser le chaos, afin d’apparaître comme celle qui le résout. Moi ou le chaos… à plus grande échelle, d’autres ont déjà mis cela en pratique, notamment en 1931.

 

Mme Royal n’est ni Le Pen ni Hitler, pas même De Gaulle. Autres temps, autres mœurs, autre niveau. Mais sa méthode de prise de pouvoir y fait penser : dramatiser en créant le chaos pour apparaître comme le seul recours possible, prendre la posture de victime des corps intermédiaires et faire appel au peuple pour contrer le prétendu complot.

 

Le combat que mène aujourd’hui Mme Royal n’est plus un combat politique sur un projet et sur des idées. C’est un combat pour s’approprier le nom du Parti socialiste, porteur de légitimité électorale, et les finances du Parti socialiste.

Amis socialistes abusés par son charme, allez-vous enfin vous réveiller ? La gauche a besoin de vous.

Posté par citoyen42 à 15:19 - P M DUGAS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 16 novembre 2008

Quelques réflexions au lendemain du Congrès socialiste

reunionprg_002- Quelques réflexions de P M Dugas au lendemain du Congrès socialiste 
Le 17 novembre 2008

Quelques réflexions au lendemain de ce Congrès socialiste que certains journalistes de presse et de radio, entraînant à leur remorque de nombreux citoyens, qualifient de catastrophique.
J’ai participé à plusieurs Congrès socialistes, dont j’étais à l’époque membre de droit. Celui-là, je l’ai attentivement suivi dans la presse, et notamment sur le site de Mediapart qui en a tenu un chrono heure par heure.
Ce congrès n’est pas parvenu à la synthèse entre deux positions qui se sont révélées irréconciliables.
Ce n’est pas la première fois. C’est un des intérêts de ce type de congrès que de manifester, au risque de le dramatiser, un clivage important dans la gauche française, et même plus largement dans la société française. Pour mémoire, puisque nous sommes Ligériens, le Congrès de 1885 réuni à Saint-Étienne s’est séparé sur un échec. Le désaccord était radical entre les partisans d’une prise de pouvoir par les urnes et les partisans d’une prise de pouvoir par la rue. Les seconds, minoritaires, ont claqué la porte pour aller créer un autre parti. Et ce n’est que quelques années plus tard que Jean Jaurès a réussi à rassembler ces deux courants dans une nouvelle synthèse.
Ce qui s’est révélé irréconciliable à Reims, ce sont deux manières de faire de la politique. Le Journal de Genève de ce matin lundi 17 novembre résume bien la situation en évoquant « la guerre des deux roses ».
D’un côté une démarche politique qui veut entraîner à s’engager dans la réflexion et l’action, appuyées sur un parti structuré. « Martine Aubry prononce ses discours sans brio mais avec une solide charpente qu’elle veut clouer à gauche. Et à gauche toute. "Il faut mettre enfin l’économie réelle devant la finance", insiste-t-elle en évoquant la crise actuelle. » (Journal de Genève)
De l’autre, une démarche que le rédacteur du Journal de Genève caractérise comme un « populisme de gauche », succession de pulsions droitières, d’envolées gauchistes et de discours para-religieux. « Ségolène Royal en appelle directement "aux gens" en jouant du charme personnel pour les guider "dans le bon sens". Elle développe un discours maternant, compassionnel, régressif, tout à fait adapté à l’air du temps qui veut câliner les gens plutôt que galvaniser les citoyens. Les mots "affection", "amour", et même "tendresse" demeurent ses fétiches. Des mots qui peuvent être fort bien perçus par la masse des électeurs non socialistes. »
« Ce sont donc deux logiques qui s’affrontent » (ibid.). D’un côté la cohérence d’un appareil politique puissant, dont on peut se demander s’il est « adapté à notre société médiatique ». De l’autre un Péronisme à la française, efficace exploitation de la personnalisation médiatique, qui peut avoir de l’effet dans l’actuelle déshérence de la société française ; mais « il rassemble les électeurs sur une base floue, il peut entraîner les dérives les plus imprévisibles et n’est pas propice à engager de profondes réformes » (ibid.).

                                                                           *    *    *

Ce débat est un débat essentiel. Si l’on veut à tout prix conquérir le pouvoir, il faut naturellement soutenir ce populisme de gauche et ses alliances hasardeuses, avec le risque de faire n’importe quoi pour rester au pouvoir une fois celui-ci conquis. Mais si l’on veut changer la société, il faut peut-être donner la priorité au patient travail sur le projet, avec syndicats, associations, entrepreneurs… au risque d’être moins fascinant.

                                                                           *    *    *

Je suis toutefois intrigué par le fait que bien des journalistes préfèrent titrer sur le combat des ego. Comme si c’était cela l’enjeu ! Pourquoi occultent-ils le contenu des projets pour se consacrer au croustillant, au people ? Petitesse mentale ? démagogie ? soumission à des directives venues d’en haut ? Leur métier est pourtant un beau métier, quand ils osent en respecter l’éthique…

                                                                           *    *    *

On pourrait se demander pourquoi un adhérent du Parti Radical de Gauche (PRG) s’intéresse ainsi au Congrès du PS.
Pour deux raisons. La première est que, jusqu’à ce jour, le PS est le Parti dominant à gauche. Peut-être le nouveau Parti de gauche (PG) que vient de créer Jean-Luc Mélenchon mettra-t-il un terme à cette hégémonie, mais elle existe pour l’instant. Dans la plupart des instances, le PRG se positionne en fonction de ce Parti majoritaire. Nous sommes donc concernés par ce qui s’y passe. Allons même plus loin, l’éclatement du PS pourrait conduire à une remise en cause du PRG.
La seconde raison est que le débat qui divise aujourd’hui le PS est un débat central dans l’ère du tout médiatique. Le PRG est porteur d’un beau projet, celui d’un socialisme qui ne devrait pas tout à Marx. Mais le petit nombre de ses membres le rend inaudible. Doit-il rechercher dans de nouvelles alliances (les radicaux de droite) une proximité du pouvoir qui lui redonnerait une visibilité, au risque de perdre son âme ? Ou doit-il approfondir son projet sociétal, si nécessaire à notre époque de transition, en prenant le risque de demeurer encore quelque temps dans la pénombre ?

                                                                           *    *    *

Post-scriptum : j’étais étonné que Bertrand DELANOË n’ait pas à la fin du Congrès apporté publiquement son soutien à Martine Aubry, alors qu’il avait affirmé à la tribune du Congrès n’avoir avec elle que de très faibles différences (« que des nuances »). J’apprends ce lundi matin en fin de matinée qu’il lui apporté son soutien. Le débat qui divise les socialistes est donc clair, il porte comme je l’écrivais ci-dessus sur la conception même de la politique.bandeau_Radical


Posté par citoyen42 à 19:19 - P M DUGAS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 31 octobre 2008

Antennes relais pour les téléphones portables – des risques ?


De nombreux citoyens montbrisonnais ont réagi contre l’installation d’antennes relais sur le toit de leur immeuble.

Le nombre des portables a explosé en France. On en est à 50 millions. Les trois opérateurs France-Telecom (Orange), Vivendi (SFR) et Bouygues engagent de gros capitaux pour fidéliser une clientèle de plus en plus volatile. Ils se disputent les emplacements où placer des antennes.

Et les questions de santé ? Ce n’est pas le souci premier des opérateurs, qui sont avant tout des industriels. Ils ont toutefois établi des règles pour leurs propres salariés quand ceux-ci interviennent sur les antennes. Quant aux risques pour les utilisateurs, il y a débat. Les études épidémiologiques n’ont pas encore aujourd’hui un recul suffisant pour que la communauté scientifique ait une position unanime sur l’analyse de ces problèmes, mais des doutes sérieux se sont fait jour.

Il y a deux problèmes de santé, le problème de ceux qui se servent de leur portable, et le problème de ceux qui subissent l’environnement électromagnétique des antennes.

Le premier problème est individuel : chacun est libre de l’usage de son téléphone. Libre à chacun des utilisateurs intensifs de portables d’accroître (de 20% à 100% ?) le risque d'avoir au bout de dix ans une tumeur au cerveau, aux glandes salivaires ou au nerf acoustique. Les citoyens sont libres, oui… à condition qu’on les ait informés de ces dangers. À cet égard, quand j’étais élu d’opposition à Montbrison, je me suis étonné de voir figurer parmi les documents officiels de la Mairie le prospectus commercial de l’association des opérateurs de téléphonie mobile, qui minimise les risques encourus. Je profite de ces lignes pour évoquer l’appel solennel réitéré par vingt scientifiques internationaux le 15 juin 2008 ; je relève notamment deux de leurs dix consignes : éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille ; ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence !

Le second problème relève de la santé publique : peut-on laisser les opérateurs multiplier leurs antennes en zone d’habitation ? C’est l’interrogation ouverte par les locataires des immeubles du Tour de roue et leurs voisins.

Ce problème s’est déjà posé à Montbrison en mai 2006, quand le Conseil municipal a reconduit le contrat SFR pour l’antenne du Pailler construite en 1994. Conformément à ma fonction d’opposant, j’ai ouvert le débat sur le fond, en rappelant les doutes des scientifiques sur l’innocuité d’une telle antenne autour de laquelle de nombreux logements ont été construits. J’ai notamment évoqué une note officielle de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) considérant comme sensibles des sites qui pourraient se trouver dans l'axe d'un faisceau à moins de 100 mètres d'une station. J’ai eu contre moi un concours d’incompétence ou de mauvaise foi : un élu important a affirmé qu’une antenne n’est dangereuse qu’à moins d’un mètre ; un autre a doctement prétendu, contrairement à toutes les affirmations scientifiques, que le rayonnement des antennes se déploie verticalement et n’est nocif que pour ceux qui sont à leur pied, etc. Le nouveau contrat SFR a été naturellement approuvé par la majorité municipale, à laquelle s’est jointe Mme Faure – il faut à ce propos saluer son talent d’illusionniste, elle qui est parvenue à apparaître comme une alternative à Montbrison alors que par ses votes favorables et ses abstentions, elle s’est pratiquement toujours rangée du côté de la droite.

Aujourd’hui, la pression des opérateurs se maintient. Malgré les alertes répétées de nombreux scientifiques, la publicité des opérateurs et la satisfaction des utilisateurs ont fait passer au second plan les questions de santé. La permanente expansion de la téléphonie mobile pousse à installer sans cesse de nouvelles antennes, notamment en ville.

Quelles seraient les pistes de solution ? L’éloignement des antennes ne semble pas une solution satisfaisante. En effet, si on éloigne les antennes, les opérateurs augmenteront leur puissance. En outre, l’éloignement des antennes ne répond pas à la volonté actuelle de réduire la dimension de l’espace couvert par chaque antenne (la « cellule ») afin de multiplier le nombre de communications simultanées possibles.

Selon une technicienne que j’ai rencontrée, proche de PRIARTéM, une piste pourrait résider dans le changement de la nature des ondes émises par les antennes : il existerait un type d’émission moins nocif, mais ne permettant pas un nombre aussi élevé de communications simultanées. Il faudrait donc d’une part investir considérablement en recherche et en équipements, et d’autre part réduire notre consommation téléphonique…
Dans l’état provisoire de la connaissance des risques que l’actuelle téléphonie mobile fait courir à la santé, la multiplication des antennes n’est pas souhaitable pour qui se préoccupe de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Multiplier les antennes, c’est peut-être menacer la santé de ceux qui les subissent, et c’est sûrement encourager l’usage du téléphone portable dont on présume avec quasi-certitude la nocivité.

Note : Pour l’expertise, voir notamment les sites de l’Agence nationale des fréquences (anfr.fr), de l’Association française des opérateurs mobiles (afom.fr), de PRIARTéM (priartem.fr), de Robin des toits (robindestoits.org) et de Guérir magazine qui a reproduit le récent appel  de médecins (guerir.fr/magazine/telephones-portables/appel-precaution-utilisation-telephones-portables). Je tiens en outre quelques articles de presse à la disposition de qui le souhaite.

P M  DUGAS


Débat possible sur Forez info (cliquez ici)


montreynaud_002REMARQUES AJOUTEES PAR LE WEBMASTER:  mobilisation à Montreynaud aussi, depuis octobre des habitants de la barre Offenbach protestent contre l'installation d'une antenne.

montreynaud_003

                                                                                                    Yamina Merahi est la porte-parole des locataires d'Offenbach...Paradoxe de la situation elle utilise un portable pour communiquer sur ce mouvement de protestationmontreynaud_001


montreynaud_005









L'élu Joseph Ferrara propose une réunion

 



 




Vendredi 28 novembre 2008

La salle de l’ALCPM - Amicale Laïque et Citoyenne Pour Montreynaud - était comble ce vendredi soir pour accueillir les élus de la ville, le bailleur, une centaine d’habitants de la barre d’Offenbach, le CRIIREM - Centre de Recherche et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Électromagnétiques - représenté par Mme Gouhier, responsable du laboratoire de recherche, et, avec un certain retard, les deux représentants de l’opérateur sur la sellette pour ces antennes, Bouygues Télécom.
L’objectif de cette soirée était de disposer d’informations sur les risques liés aux antennes de téléphonie pour alimenter la future charte des installations sur le stéphanois et, accessoirement, de trouver une solution pour ces antennes. C’est le CRIIREM qui ouvrira le bal, insistant sur son indépendance indispensable dans ce genre d’étude et sur son professionnalisme reconnu. Mme Gouhier, entrera dans une description des ondes électromagnétiques.On retiendra de son exposé technique que la proximité d’une antenne augmente l’exposition aux ondes et qu’une synthèse de 1500 études conclut majoritairement à la génotoxicité de ces ondes. À comparer également les normes entre pays européens, la France possédant de loin la plus élevée. Et Mme Gouhier de recommander d’installer les antennes à plus de 300 m des lieux d’habitation et d’abaisser les seuils d’émission. En face, les représentants de l’opérateur argueront que ces antennes sont juste déplacées, qu’il n’y a pas augmentation du volume d’ondes. Ils rappelleront qu’ils respectent la loi et que, si elle est obsolète, c’est aux parlementaires de la faire évoluer. Ils présenteront également les conclusions de nombreuses études prouvant, selon eux, l’innocuité des rayonnements. Le débat, parfois houleux, a suivi. Si les habitants ont un temps accusé le bailleur, Loire Habitat, de faire de l’argent avec ces antennes; M. Gagnaire, directeur, affirmant, chiffres à l’appui, qu’il n’en est rien; des suggestions intéressantes sortiront de ces échanges, comme ce suivi permanent de mesures pour constater les variations de puissance des antennes ou l’installation des pico-antennes. Après plus de 3 heures d’échange, on retiendra ces deux phrases. Celle de cet habitant d’abord : « Nous sommes des gens simples, c’est pour cela que nous habitons un HLM. Nous acceptons l’évolution, mais nous pouvons faire la révolution. Il faut d’abord penser à la santé des habitants, pas qu’à l’argent ». Des élus stéphanois ensuite, qui annonceront la volonté d’avancer sur la charte à élaborer entre opérateurs et ville, le souhait de mettre en place une campagne de mesures, et de poursuivre cette concertation dans le cadre d’un groupe de travail. En attendant, les travaux restent suspendus.mafiosa_003

Posté par citoyen42 à 05:21 - P M DUGAS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 9 septembre 2008

42147_dugas_pierremariePierre Marie Dugasprg








Posté par citoyen42 à 19:38 - P M DUGAS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

Que s’est-il passé à cette Université d’été du PRG ?

Université d’été 2008 du PRG – 6-7 septembre 2008

Que s’est-il passé à cette Université d’été du PRG ?
D’abord des absences : absence de tout invité politique (en 2007 il y avait eu un discours d’Arnaud Montebourg et la présence muette de Radicaux valoisiens). Absence de personnalités qui comptent, Gérard CHARASSE, député de l’Allier et Président du groupe parlementaire, Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane et ex-candidate à la Présidentielle, Émile ZUCARRELLI, ex-parlementaire et ex-Président du Parti, etc.
Une fréquentation des militants peut-être en baisse par rapport à d’autres années – mais il faudrait le vérifier sur des données chiffrées.
Le grand retour de Jean-François HORY, déjà annoncé par la contribution qu’il a signée avec Jean-Michel BAYLET pour le congrès. C’est lui qui a monopolisé l’après-midi de samedi en salle plénière.
Une bonne présence des jeunes radicaux de gauche, qui donnait un coup de jeune à l’allure générale. Mais ils ne se sont exprimés que pour indiquer leur existence.
Une grande inorganisation, qui semble plus due à des décisions de dernière heure qu’à une incapacité de l’équipe organisatrice. On avait reçu un programme. On nous en a distribué un autre à notre arrivée. Mais ce programme corrigé n’a lui-même pas été respecté. Et le vendredi après-midi, Jean-François HORY a érigé ce happening en principe d’organisation.
Des conversations de couloirs… c’est la fonction des Universités d’été. J’ai cru savoir que des participants se sont rencontrés autour de quelques Vice-présidents pour élaborer ce que pourrait être une stratégie à gauche, différente du tropisme de plusieurs actuels dirigeants du Parti vers les Radicaux Valoisiens.
Le déroulement, pour la partie dont j’ai été témoin
Samedi matin
Une plénière sur le développement durable, présidée par Thierry JEANTET, avec des interventions de Guillaume DUVAL (Alternatives économiques), Geneviève FERONE (VEOLIA), Laurence XXX (CFDT), Yveline NICOLAS (Association Adéquations).
Les constats des changements de vie qu’impliqueront la fin du pétrole et la lutte contre le réchauffement climatique ont faits avec rigueur par Thierry JEANTET, Guillaume DUVAL et Geneviève FERONE. Il a notamment été souligné combien la France, avait pris du retard, mollement appuyée sur la sécurité énergétique que lui a donnée son parc nucléaire.
Les réactions venues de la salle m’ont surpris : la plupart renvoyaient à l’action individuelle, à la sensibilisation, sans prendre la mesure de l’ampleur des réponses collectives nécessaires, et de la révolution sociale que cela implique.
On a eu un témoignage précis de Jacques MUTEZ, PRG, Vice-président de Lille métropole, qui a fait état de réalisations concrètes dans le domaine du développement durable. Un adjoint PRG de Dijon, Didier MARTIN, s’est aussi exprimé, mais moins précis.
La synthèse a été bien faite par Elisabeth BOYER en plénière du dimanche matin. Je souhaite qu’elle soit bientôt disponible sur le site du PRG.
Samedi après-midi
Une petite partie des participants est allée à l’atelier sur les actions concrètes de développement durable à mener dans le monde urbain et dans le monde rural.
La plus grande partie des participants – et moi-même – sommes allés à l’atelier sur le renouvellement des idées, intitulé « les thèmes identifiant les radicaux ». Cela a été un one-man-show de Jean-François HORY, brillant, ayant préparé son sujet tout en faisant semblant d’improviser, mais verrouillant la parole de ceux-là mêmes qui étaient annoncés comme intervenants. Les six personnes qui l’entouraient à la tribune ont été réduites à l’état de figurants.
Il voulait aborder trois grands thèmes : la laïcité, « la gauche de l’individu », l’Europe fédérale.
Laïcité
Sur la laïcité, il met le turbo : pour lui, la laïcité consiste à lutter contre l’influence sur les institutions publiques de tout ce qui touche de près ou de loin aux institutions religieuses, aux partis politiques et à l’activité économique. Ce qui voudrait dire la suppression des financements publics à l’enseignement privé, l’abandon de toute influence des partis sur le fonctionnement de l’État et des collectivités publiques (il dénonce par exemple « la discipline de vote », qu’il apparente – à mes yeux à tort – au « mandat impératif »), l’interdiction de toute intervention des acteurs économiques dans le système éducatif public (il dénonce la distribution de petits beurres LU ou de yaourts Danone dans les écoles, et veut instaurer une étanchéité absolue entre les pouvoirs politiques et les lobbys quels qu’ils soient). Pour lui, l’idée même de « quotas » (qui a inspiré la Loi sur la parité, et qui sous-tend la discrimination positive) est contraire à l’esprit de la Laïcité…
Au cours de ce débat sur la laïcité, un médecin a posé la douloureuse question du suicide assisté. Jean-François HORY a évacué la question en se contentant d’affirmer sa préférence pour la vie – qui serait contre ? Je suis intervenu sur ce point : je pense que chaque société se structure en posant un certain nombre d’interdits, qui deviennent dès lors constitutifs de cette société. La violation de ces interdits structurants est passible de la Justice. Jusqu’à ce jour, il y avait dans notre société un interdit structurant : tu n’aideras pas quelqu’un à mourir. La question est aujourd’hui : est-ce que cet interdit est encore structurant de notre société ? est-ce que sa violation devrait encore aujourd’hui entraîner des poursuites ? Jean-François HORY a repris la parole : « il y a des interdits, il y a des totems, et puis après ? », et est passé à autre chose.
La gauche de l’individu
À travers ce qu’il appelle « la gauche de l’individu », Jean-François HORY ouvrait une vraie question de notre société. Je n’ai toutefois pas apprécié la manière dont il posait la question. Il pose le problème comme une opposition entre la liberté et la sécurité : pour lui, les citoyens aliènent volontiers leur liberté en échange de la sécurité que leur donne la société. Est-ce la bonne question ? Je pense que la question devrait plutôt être : comment trouver le juste milieu entre une protection qui libère et une protection qui déresponsabilise et risque de générer une société d’assistés. Mais, empêtré dans son hostilité à ce qu’il appelle indifféremment, de manière à mes yeux un peu sommaire, le socialisme ou le collectivisme, Jean-François HORY caricature ce vrai problème en allant jusqu’à mettre en cause, par provocation, le concept même de « sécurité sociale ».
Ce débat a entraîné une réaction d’au moins deux participantes, qui ont exprimé leur désarroi sur ces interrogations qui les troublaient plus qu’elles ne les structuraient.
L’Europe fédérale
Quant à la question européenne, Jean-François HORY ouvre le débat suivant : nous sommes identifiés par notre forte orientation en faveur d’une Europe fédérale ; que faisons-nous alors de la nation ? Le temps manquait, le débat a été bref sur ce point.
Je suis intervenu dans ce dernier débat pour dire que chaque individu avait besoin d’avoir une appartenance collective qui l’identifie. Or l’identification par le métier n’existe plus, l’identification par la famille ne fonctionne plus réellement, l’identification par le territoire, la commune, la ville ou le quartier ne fonctionne plus… et quant à l’identification par la religion, non merci ! Qu’on nous laisse donc l’identification par la nation. Je veux pouvoir me mettre debout, partout où je serai, chaque fois que j’entendrai la Marseillaise. J’ai été suivi sur ce point.
Le rapport de cet atelier fait dimanche matin par Bernard CASTAGNEDE a été fidèle au contenu, sans toutefois souligner les arêtes des débats.
Pour ma part, j’ai pensé au cours de ces débats que cet atelier constituait un rideau de fumée : on amuse les militants, en les faisant réfléchir à un niveau prétendument philosophique, pour qu’ils ne s’occupent pas de ce qui se passe à l’intérieur de l’appareil du Parti. Si cela les déstabilise, cela n’en rendra que plus faciles les manipulations qui se font dans la coulisse.
Plus profondément, en reprenant mes notes le lendemain, il m’a semblé voir une dérive dangereuse dans les interrogations de Jean-François HORY : leur outrance contribue à la déstabilisation des esprits.
Au prétexte de la suprématie de l’individu, il défend une laïcité qui interdirait toute action collective institutionnelle fondée sur des orientations idéologiques ; mais est-ce que cela ne sonnerait pas le glas de toute action collective ?
Il dénonce l’action sociale au prétexte qu’elle risque de déresponsabiliser l’individu ; mais cela ne conduit-il pas à récuser la solidarité comme fondement de nos sociétés ?
Les concepts fondateurs de la République, Liberté, Égalité, Fraternité, sont susceptibles de bien des interprétations ; il est nécessaire de les réinterroger pour éviter qu’ils deviennent des slogans creux. Mais les ébranler de manière superficielle et non contradictoire comme il a été fait ce samedi après-midi à Ramatuelle me semble jouer avec le feu, et contribuer à la dérive des esprits, déjà fortement engagée par la droite.
Le discours final du Président
Le Président a d’abord réaffirmé son autorité sur le Parti, d’une manière agitée, presque véhémente. Les membres des instances qui ne seront pas efficaces seront virés. Invitées à tour de rôle aux réunions du Secrétariat national, les Fédérations rendront compte de leur activité, et celles qui se manifesteront frileuses et inefficaces seront sanctionnées. Cela m’a semblé un peu court en terme d’organisation… Le Président justifie ainsi à l’avance les oukases qui pourraient tomber de sa bouche en cours d’année.
La suite était plus politique. Une brève affirmation très claire : nous sommes à gauche ; nous serons aux réunions de coordination de la gauche, dont la prochaine aura lieu au siège du PRG. Une fois ce principe posé, il a longuement développé des attaques contre le PS et des approbations de la politique gouvernementale.
Des attaques fournies contre le PS, son « caporalisme » (le mot a été répété), son incohérence (notamment son approbation massive du contenu des modifications constitutionnelles, suivie d’un vote contre au Congrès), et sa guerre des chefs.
En parallèle, une approbation vigoureuse de plusieurs des mesures de l’actuel gouvernement, RSA, modifications constitutionnelles, relations avec la Syrie, prise de position en Afghanistan.
Une autre affirmation : nous voulons réoccuper le combat des idées, actuellement totalement dominé par la Droite. Quelles idées ? il n’en a rien dit.
Il a conclu par un long développement sur la situation internationale. Il considère que la situation actuelle est plus grave qu’elle n’a jamais été depuis des décennies, évoquant des menaces de guerre. Que valait son analyse ? il faudra la lire plus soigneusement pour évaluer sa rigueur. L’important me semble surtout la solennité qu’il a voulu donner à sa déclaration de politique étrangère : il a souligné lui-même cette solennité pour le cas où les auditeurs ne l’auraient pas perçue. Il a adopté un ton retenu et grave, parlant de plus en plus faiblement pour manifester le tragique de ce qu’il affirmait – au point qu’il en était presque inaudible à la fin de son discours. Un des auditeurs a ressenti cela comme du cabotinage ; je souscris à cette impression.
Sur le plan du contenu politique, il me semble qu’il y a une contradiction entre ce qui est affirmé dans les mots et ce qui est affirmé par la structure du discours. Ainsi il affirme que le PRG est ancré à gauche, il dit par ailleurs à la Presse qu’il s’est engagé auprès de François HOLLANDE à faire liste commune aux européennes de 2009 (Le Progrès du 8 septembre 2008 page 4), mais il passe le plus gros de son discours à faire l’éloge de la politique de Sarkozy et la critique virulente du PS… Il n’a rien dit de faux, ni sur la droite ni sur le PS, mais le choix de ses thèmes n’étaient pas neutres, hostiles au PS et favorables à la droite (par exemple, rien sur Edvige, affaire sur laquelle plusieurs d’entre nous sommes mobilisés depuis le 2 juillet derrière la Ligue des Droits de l’Homme et le Syndicat de la Magistrature…).
Il y a là de la tactique, une pression sur le PS, un chantage du faible au fort : je suis fidèle à la gauche, mais laissez-moi plus de place sans quoi je passe à droite. Mais peut-on construire un projet politique sur ce seul positionnement tactique ?
Le Président a obtenu des applaudissements mesurés pour les affirmations qui comportaient une part de vérité. Mais ce n’a pas été du délire.
Il avait fait venir TF1, alors que seule FR3 était présente l’an dernier. Au terme de son discours, la pensée m’a traversé qu’il s’était positionné pour être appelé au Ministère des Affaires étrangères au prochain remaniement ministériel. Hélas pour lui, sa prestation a dû sembler faible aux décideurs de TF1, qui n’ont conservé au journal de 20 heures du dimanche soir que 10 secondes de gesticulation muette, pendant que la journaliste (Claire CHAZAL) mentionnait l’Université d’été du PRG.
Que peut être la suite ?
Je pense qu’il faut renoncer à lire dans le marc de café, et se préparer à toutes les éventualités. Pour cela, se structurer le mieux possible en Rhône-Alpes autour de Thierry BRAILLARD, et soutenir, dans la mesure de nos moyens, le petit groupe des vice-présidents qui travaillent à un avenir conforme à notre identité de Radicaux de gauche. ( compte rendu de P M DUGAS )

reunionprg_002

Posté par citoyen42 à 18:18 - P M DUGAS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,



« Accueil  1