lundi 19 octobre 2009
à la suite du Référendum à Moingt en faveur de la démocratie de proximité
Les Radicaux de gauche du Montbrisonnais félicitent les électeurs moingtais de leur forte participation au scrutin du 18 octobre. Ce résultat sans appel refonde la Convention de 1972. Le maire de Moingt est désormais invité à fournir à la Commission consultative les moyens nécessaires pour qu’elle puisse instruire tous les dossiers touchant la population de Moingt.
lundi 12 octobre 2009
L’Université d’été La Rochelle 4-6 septembre 2009
Vue d’ensemble
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Sur le fond, cette Université d’été marque un tournant : clarification de la ligne politique, engagement public d’un débat sur le fonctionnement interne du Parti, sérieux dans l’analyse de la crise, avancement dans la construction d’un Programme. Mais cet événement est passé complètement inaperçu du grand public faute de couverture médiatique.
Clarification de la ligne politique
Après ses propres flottements dans le positionnement du Parti, le Président a pris des positions fermes dans son discours de clôture :
- Nous sommes clairement à gauche. Nous sommes « Sarko incompatibles ». Ceux qui s’associeraient avec l’actuelle majorité se mettraient d’eux-mêmes en dehors du Parti.
- Mais nous voulons continuer à parler avec tous ; approuver les mesures prises quand elles sont conformes à ce que nous préconisons.
- Grande proximité avec le PS.
- Engagement d’une négociation avec le PS portant sur une globalité : les prochaines régionales, les cantonales, les sénatoriales, la présidentielle, les législatives qui suivront.
- Présence à des Primaires, où nous aurons un candidat ou une candidate, mais après un important travail programmatique dans chaque Parti.
- Construction de la « Maison commune », congrès commun en octobre 2010.
- États-Unis d’Europe.
Engagement public d’un débat sur le fonctionnement interne du Parti
Ce débat sur le fonctionnement du Parti, latent depuis longtemps, a été publiquement engagé par la présentation d’une contribution émanant de la Fédération d’Ille-et-Vilaine, brochure de 12 pages largement distribuée dès le Comité directeur du vendredi 4 septembre. Elle a fait l’objet d’une intervention du Président fédéral d’Ille-et-Vilaine au Comité directeur, très courtoise dans la forme, très ferme quant au fond, demandant notamment la réunion prochaine d’un Comité directeur d’une journée et la nomination d’un Vice-président à la rénovation. Notre Président fédéral Thierry BRAILLARD, est très impliqué dans la démarche.
Sérieux dans l’analyse de la crise
Une solide présentation de la situation énergétique et du réchauffement climatique par deux scientifiques (Bruno MONFLIER et Jacques WEBER) sous la présidence du Sénateur Raymond VALL.
Un atelier de l’après-midi sur la crise économique et sociale sous la présidence de Bernard RAYNAUD.
Une opportune mention publique des problèmes de l’agriculture par le Président.
Avancement dans la construction d’un Programme
Un document programmatique existe, tout récemment mis à jour. Le Président s’en glorifie. C’est effectivement un progrès.
Toutefois – avis personnel – la pensée reste flou. Le radicalisme n’y a pas d’âme, sauf un « humanisme » mou, et ne se détermine encore aujourd’hui que de manière négative : le refus du capitalisme, du marxisme, et de l’écologisme. Cette manière de se définir négativement, par l’extérieur, pourrait être intéressante si elle était fondée sur une analyse rigoureuse de ces trois pôles. Tel n’était pas le cas dans la présentation simpliste qui en a été faite.
Sur le plan programmatique, nous avons un énorme travail à faire. J’en prends pour exemple la « réforme » des collectivités territoriales, à laquelle un atelier de quatre heures a été consacré le samedi après-midi avec plus de 200 participants, sous la présidence de Claudette BRUNET-LECHENAULT. Le « big-bang » que veut réaliser le Président Sarkozy est considérable, puisqu’il met en question les communes, les départements, les régions, leurs règles électorales, leurs ressources financières et l’autonomie de leurs décisions… Unanimes pour dénoncer le populisme de la mise en accusation des élus locaux, les participants étaient loin de se rassembler sur les principes directeurs d’une éventuelle reconstitution du système de l’organisation territoriale. Faute de projet alternatif, nous risquons donc d’être accusés d’immobilisme, aux fins de préserver nos prébendes d’élus locaux.
Événement passé presque inaperçu du grand public faute de couverture médiatique.
L’UMP et le MoDem tenaient leur Université d’été aux mêmes dates. Elles ont eu une couverture médiatique. Notre Université d’été n’a même pas été mentionnée par la Presse nationale et les journaux télévisés. Je vois trois motifs principaux à cette occultation :
1. Notre absence aux Élections européennes a consacré notre disparition médiatique.
2. L’absence de débat au sein du PRG : la Presse ne l’intéresse qu’aux clivages, à ce qui fait débat.
3. La faiblesse médiatique personnelle du Président ; il est fin politique, il est bon orateur, mais son élocution heurtée et la faiblesse de son articulation en font un médiocre acteur télévisuel.
Une faible couverture médiatique
· La contribution présentée par l’Ille-et-Vilaine au Comité directeur a été accompagnée d’un communiqué à l’AFP qui semble avoir été repris dans le Figaro (document ci-dessous annexe 1).
· Le Président a immédiatement répondu par une interview qui est passée le dimanche matin à La Rochelle dans le quotidien Sud-Ouest (document en annexe 2).
· Immédiatement après la fin de l’Université d’été, le Président a fait passer un communiqué (document en annexe 3), qui résume le positionnement du PRG à l’égard du PS.
· Puis le Président a donné au Figaro une interview parue le 7 septembre (document en annexe 4), qui rouvre des petites portes à des accords avec MoDem et Verts.
· Enfin le Président de la Fédération locale du PRG, Yann JUIN, a donné un article dans Sud-Ouest du lundi 7 septembre matin (document en annexe 5).
Remarques sur des points particuliers
Le positionnement sur l’échiquier politique
À l’égard de la droite, les positions sont clarifiées au terme de l’Université d’été. L’étaient-elles avant ? L’invitation lancée à Jean-Louis BORLOO d’intervenir au cours de cette Université, arrachée par le Président à un Bureau national réticent, n’a pas abouti du fait de l’invité lui-même. On peut s’en réjouir, car l’Université aurait probablement tangué.
Après le mépris du PS à l’égard du PRG au moment des Élections européennes, moment qualifié de « détestable séparation » par Maxime BONO, maire PS de la Rochelle, il semble que de meilleures relations se soient établies entre Martine AUBRY et le Président du PRG, qui ont déjeuné en tête à tête à La Rochelle. Le projet d’une négociation globale portant sur plusieurs années et de la constitution de groupes de travail communs sur le projet semble partagé des deux côtés.
S’il privilégie les relations avec le Parti socialiste, le Président n’a exclu aucun contact avec les Verts et avec le MoDem.
À l’égard des Verts, presque rien n’a été dit. Le Président s’est toutefois permis de tourner en ridicule les questions que pose Yves COCHET sur la décroissance et sur l'augmentation de la population mondiale.
Une éventuelle relation avec le MoDem donne des boutons à certaines Fédérations, principalement au nom de la laïcité.
Les Primaires
Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, appuyé par Jean-Michel BAYLET, avait présenté au Parlement en 2006 un projet de loi pour l’organisation de primaires. Nous pouvons donc difficilement les bouder. Soit par positionnement tactique, soit par conviction, le Président en fait aujourd’hui un de ses objectifs, souhaite qu’elles soient réalisées dès 2010, et considère que le PC va s’y rallier, et peut-être les Verts – il omet ostensiblement de mentionner le Parti de Gauche.
Ces primaires sont toutefois pour l’instant fort ambigües : le PS veut en faire une validation du candidat socialiste par 5 ou 6 millions d’électeurs, afin de faire apparaître toute autre candidature de gauche comme une candidature de division. Peut-il en être autrement ?
Même si le Président s’y est engagé publiquement, les diverses interventions publiques des Présidents de Fédération au cours de ces trois jours à La Rochelle ont fait apparaître la plus extrême prudence des membres du PRG à l’égard des Primaires.
Les Élections régionales
Rappel : il y a actuellement environ 40 conseillers régionaux PRG.
Les positions semblent actuellement diverses dans le Parti quant aux alliances à nouer pour les Régionales. Presque tous disent publiquement vouloir être fermement à gauche, et plusieurs disent que leurs alliances se détermineront de manière autonome en fonction des situations régionales spécifiques.
Le PS déterminera ses têtes de liste dès le 1er octobre 2009. Le PRG réunira un Comité directeur au cours de la seconde moitié d’octobre.
Plusieurs intervenants ont exprimé leur méfiance à l’égard du PS et leur volonté de ne pas se lier à lui pour plusieurs années.
La Direction du Parti a attiré l’attention sur le considérable pouvoir que la procédure confère à la tête de liste des Régionales au soir du premier tour : c’est lui et lui seul qui décide qui il conserve sur sa liste pour le second tour. Cela rend possible des manipulations ou des retournements d’alliance dont nous pourrions pâtir.
Le fonctionnement du Parti
Il semble que le Président ait senti passer le vent de la contestation. Son comportement hautain s’est mué au cours de cette Université d’été en relations courtoises, saluant aimablement tous ceux qu’il croisait. Il a fait annoncer par Élisabeth BOYER et Paul DHALLE un projet de « Tour de France de la formation » : le siège du Parti se mettra à la disposition des régions pour les aider à organiser des réunions de travail sur deux jours (vendredi soir et samedi journée) suivies d’une manifestation publique en soirée du samedi. Cette aide porterait sur la recherche d’intervenants et la fourniture de documents régionalement adaptés.
Le fonctionnement demeure toutefois autocratique : le Président introduit les réunions et les conclut, il intervient à tout bout de champ en cours de réunion. Le Comité directeur est prévu pour une durée de 1 h 30 avec une butée qui empêche une éventuelle prolongation – et en plus il commence avec une demi-heure de retard. Il en est de même pour les réunions de Bureau. Il n’existe aucune commission de travail au sein du Parti. Au cours de l’Université d’été, les ateliers ont eu le mérite d’exister, mais leur animation a été improvisée au dernier moment et ils ont rassemblé un nombre de participants qui empêchait d’approfondir les éventuels débats.
Le PRG a sur le PS l’avantage de ne pas être divisé en clans surtout préoccupés par les places à conquérir. Mais il a actuellement un fort déficit de fonctionnement démocratique, probablement plus lié à l’absence de méthodes qu’à des problèmes de fond. Il y a donc du chemin à faire sur ce plan.
Christiane TAUBIRA
Elle était encore une fois absente. Il n’y a pas eu de regrets exprimés publiquement sur son absence. Au Comité directeur, le Président a mentionné sa présence à l’Université d’été de Vincent Peillon en précisant qu’elle n’y était pas mandatée.
La contribution climat-énergie, dite taxe carbone
Nous sommes OK sur son principe, pas sur les modalités de mise en œuvre.
Le Président a seulement brièvement évoqué la nécessité de taxer non pas l’émission d’énergie par les consommateurs, mais l’utilisation du carbone dans la production. Rien de plus n’a été dit.
Je commente un peu cette alternative, « consommation énergétique » ou « bilan carbone », car elle me paraît importante.
La mesure de la consommation énergétique consiste à mesurer les volumes de gaz à effet de serre et les thermies quand ils sont envoyés dans l’atmosphère. On procède notamment par thermographie aérienne pour repérer les pertes d’énergie, on mesure les émissions aux cheminées d’usine et aux pots d’échappement des voitures, etc. Saint-Étienne Métropole a engagé une telle étude.
Le bilan carbone, développé par l'ADEME en 2003, est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Son objet est de permettre, une évaluation des émissions directes ou induites par une activité (économique ou non) ou un territoire. Un exemple : un fabricant de papier carton va être à l’origine d’une certaine quantité d’émission de gaz à effet de serre pendant toute la durée de vie de son produit (ce qu’on appelle la totalité de la chaîne carbone). On les évalue de manière standard. On mesure ainsi le « bilan carbone » de son activité.
Le Grand-Roanne a engagé un bilan carbone de son territoire. Même si cette mesure est un peu approximative (on sait qu’il y a des marges d’erreur qui peuvent parfois atteindre 30%), ce bilan carbone permet, en agissant sur la production, d’orienter l’activité économique d’une industrie ou d’un territoire.La différence de résultat entre les deux méthodes est considérable : la première méthode mesure les émissions là où l’énergie est consommée. Si on taxe sur la base de cette mesure, on taxe le consommateur final… qui n’y peut pas grand chose, car l’un est obligé de prendre sa voiture pour aller travailler, l’autre n’a pas d’influence sur le combustible utilisé pour chauffer son immeuble, etc. C’est la taxe sarkozyenne, tout à fait injuste, et peu efficace pour réorienter vers une croissance moins productrice de gaz à effet de serre.
La seconde méthode au contraire, certes plus complexe à mettre en œuvre, a un effet de réorientation économique : si on taxe les producteurs dont l’activité, aujourd’hui ou dans la suite de la vie de leur produit, est génératrice de gaz à effet de serre, gageons qu’ils modifieront sans tarder leurs productions. Cette taxe là est non seulement plus juste, mais elle est aussi plus efficace.
La « réforme » des collectivités territoriales et le remplacement de la taxe professionnelle
Le Président a promis que le groupe parlementaire au Sénat se battrait bec et ongles contre le projet de Sarkozy. Il a exprimé un espoir raisonnable que le projet ne passe pas au Sénat. NB Le fichier des élus du Parti compte actuellement 2.000 noms.
Il y a eu unanimité pour mettre en cause le populisme antirépublicain de l’actuel gouvernement, qui veut opposer les citoyens aux élus en désignant les élus locaux comme des profiteurs du système et des gouffres de dépense. On rappelle à cet égard que la totalité des indemnités de tous les élus locaux représentent la moitié du budget de communication du gouvernement !
De manière massive, nombreux sont les radicaux de gauche qui se prononcent contre le scrutin de liste. Ils veulent être élus sur leur nom ; en prenant l’exemple de grosses structures (vg la Courly), ils considèrent que les élus qui n’ont pas été élus sur leur nom n’ont guère de poids sur les techniciens, et que cela conduit ces derniers à exercer le pouvoir réel.
Le PRG n’est pas hostile à des regroupements de Départements ou de Régions si les élus de ces territoires le souhaitent. Mais il s’élève contre toute décision autoritaire venue d’en haut. Il est contre la création d’« agglomérations » artificielles, décidées par l’administration préfectorale, qui videraient les Conseils généraux de leurs compétences.
De nombreux points restent toutefois objet de débat entre nous. Sous bénéfice d’inventaire :
· Mandat unique, pourquoi pas ? à condition qu’un statut de l’élu garantisse à celui-ci une indemnité suffisante pour assurer son mandat unique.
· Refonte de cantons pour que chaque conseiller général représente approximativement le même nombre de citoyens, au nom du principe qu’on représente des hommes et non des hectares ? Peut-être, mais les habitants des zones rurales ont des spécificités particulières.
· La plupart des présents défendent l’autonomie fiscale des collectivités. Mais peu ouvrent la question de la péréquation entre collectivités riches et collectivités pauvres. Et aucun ne se réfère à la solution que vivent les Länder d’Allemagne : totale liberté quant à la manière de dépenser, mais identité de recettes entre tous les Länder, permettant une péréquation entre riches et pauvres.
La situation économique et sociale
Difficile de résumer en quelques mots des propos très riches. Je relève quelques points qui peuvent nourrir la réflexion programmatique :
Donner un prix au produit lui-même et non pas seulement à sa transformation et à la distribution. Par exemple, dans la constitution du prix du poisson, il rentre le coût de sa pêche, de sa transformation, de sa vente… mais l’animal lui-même est compté pour une valeur égale à zéro. Ce qui encourage les excès de pêche. La même chose pourrait être dite du pétrole (pour mémoire, on consomme aujourd’hui en six mois le pétrole qu’on consommait en un an en 1956). Ou de l’énergie en général (sur les dix dernières années, on a consommé autant d’énergie que l’humanité en avait consommé depuis son origine).
Repérer la valeur du capital naturel et non pas seulement du capital investi.
Une des nouveautés dans les fermetures d’usine aujourd’hui : hier, quand un industriel fermait une usine, il cherchait un repreneur. Aujourd’hui, les entreprises qui ferment un établissement ne cherchent pas de repreneur, car elles ne veulent pas risquer de faire entrer un nouvel acteur sur le marché. Ces fermetures sont une stratégie pour l’après-crise : les entreprises se replient sur un tout petit nombre de lieux de production, très performants, actuellement délibérément sous-utilisés, qui remonteront en puissance dès que la consommation repartira.
Annexes
1. AFP 05/09/2009 | Mise à jour : 19:03
PRG : appel à la "rénovation" du parti
Plusieurs responsables nationaux du PRG, évoquant un "malaise" au sein de leur parti présidé par le sénateur Jean-Michel Baylet, ont dénoncé aujourd'hui "l'image brouillée" de leur parti avec l'éventualité d'une entrée au gouvernement Fillon de personnalités radicales, et ont appelé à sa "rénovation".
"A l'occasion du Comité directeur national du Parti Radical de Gauche qui s'est déroulé à La Rochelle, plusieurs responsables nationaux du parti se sont exprimés afin d'évoquer le malaise qui règne au sein du PRG", soulignent Honoré Puil, membre du BN et vice-président de la communauté d'agglomération de Rennes, Johan Theuret, président de la Fédération Bretagne et conseiller municipal de Combourg (Ille-et-Vilaine), Guillaume Lacroix, vice-président du Conseil général de l'Ain, et Bernard Loumagne, 1er adjoint au maire de Blagnac (Haute-Garonne).
Ils indiquent avoir remis à Jean-Michel Baylet un "document dans lequel ils pointent l'image totalement brouillée du parti depuis 2007", "du fait des rumeurs persistantes quant à l'entrée éventuelle de personnalités radicales dans le gouvernement de François Fillon et de l'incapacité du parti à dégager une ligne politique claire".
2. Journal Sud-Ouest, dimanche 6 septembre
LA ROCHELLE. Jean-Michel Baylet, président des radicaux de gauche, est prêt à s'allier à toutes les forces d'opposition de gauche, voire du centre, en vue des prochaines élections
« En ordre de bataille
Comment ne pas croire en la sincérité de Jean-Michel Baylet quand il parle de La Rochelle comme d'une « ville magnifique » ? Depuis le début de l'année, le président du Parti radical de gauche en est à son troisième séjour dans la cité portuaire. Après la convention nationale du PRG en mars et l'université d'été du Part socialiste la semaine dernière en tant qu'invité, le sénateur du Tarn-et-Garonne est revenu humer l'air iodé ce week-end, à l'occasion de l'université d'été des radicaux de gauche, qui s'achève ce dimanche.
« Sud Ouest » : Les désaccords apparus lors de la convention nationale, au sujet de la candidature radicale aux élections européennes, sont-ils oubliés ?
Jean-Michel Baylet. Il s'est produit ce qu'il se produit dans tous les partis dans les moments de réflexion et de débat. De là à parler de tensions... Vous pouvez le constater aujourd'hui : le parti est rassemblé, le parti avance. Toutes les fédérations radicales sont présentes à La Rochelle et tout le monde est au travail.
La stratégie du PRG pour la campagne régionale est l'un des thèmes abordés au cours de cette université ? Est-elle définie ?
Nous sommes heureux de constater que les primaires sont enfin d'actualité. Je rappellerai juste que c'est nous qui avions lancé l'idée en 2006. C'est le seul moyen pour rassembler la gauche. La semaine dernière, j'ai dit à Martine Aubry qu'à partir du moment où il y aura des primaires ouvertes et qu'un candidat indiscutable aura été choisi pour l'élection
présidentielle, nous serons prêts à travailler ensemble à toutes les autres élections qui auront lieu d'ici là.
Nous voyons bien que la droite est totalement rassemblée. Si nous n'arrivons pas à en faire autant, les conséquences aux élections régionales seront les mêmes que lors des dernières élections européennes. Ce sera la même chose pour l'élection présidentielle. Si nous savons nous fédérer, dans le respect des uns et des autres, je tiens à cela, alors nous aborderons ces élections dans des conditions très différentes.
Vous optez donc pour une stratégie d'alliances aux régionales ?
En dehors des Verts, qui souhaitent présenter des listes autonomes, tout le monde y est favorable. Quand on voit le boulot qui a été fait dans les régions tenues par la gauche, on ne peut qu'avoir envie de continuer de travailler ensemble.
Après, les places sur les listes font, bien entendu, l'objet de négociations. Chacun veut y être... Les socialistes n'ont pas toujours été généreux, mais je crois qu'ils ont évolué en la matière.
Faites-vous partie de ceux qui tendent la main au Modem de François Bayrou ?
Je citerai Michel Crépeau : « C'est en faisant des additions que se gagnent les élections, pas des divisions ». Nous avions déjà entamé des discussions avec le Modem lors des élections européennes. Dès lors que ce parti se positionne dans l'opposition, je ne vois pas pourquoi nous le rejetterions. Il est certain que la démocratie chrétienne s'accorde mal à notre fibre de républicains laïcs, mais nous avons la nécessité de l'emporter.
Où en est le projet de programme radical ?
Ce programme existe, il a été adopté. Thierry Jeantet [vice-président du PRG] l'a présenté ce matin. Nous le porterons dans les discussions que nous aurons avec les autres partis. Nous sommes à présent en ordre de bataille.
D'autres partis, justement, sont représentés à cette université.
Nous avions décidé d'inviter un représentant de la majorité et un responsable de la gauche. J'avais proposé à Martine Aubry de venir, mais il se trouve qu'il y a la grande braderie de Lille en même temps. C'est donc Pierre Moscovici qui la représentera ce matin.
De son côté, Jean-Louis Borloo, qui avait donné son accord, a finalement fait savoir qu'il ne pourrait pas venir. Il a dû penser qu'il n'était pas judicieux de passer à La Rochelle après l'université du PS... Je le regrette.
Ségolène Royal, elle aussi, a failli venir...
En effet, son cabinet nous a fait savoir qu'elle souhaitait être présente à La Rochelle à nos côtés. Mais elle s'est désistée. Nous l'aurions accueillie avec beaucoup d'amitié.
Auteur : Frédéric zabalza
3. AFP 06/09/2009 | Mise à jour : 15:47
Baylet: un congrès commun PS/PRG
Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet a proposé à La Rochelle, lors du discours de clôture de l'université d'été de son parti, que "radicaux et socialistes tiennent à l'automne 2010 un congrès extraordinaire commun". "Je propose que radicaux et socialistes tiennent à l'automne 2010 un congrès extraordinaire commun pour parler de cette construction urgente, de cette maison commune, en attendant d'y accueillir les autres", a déclaré M. Baylet devant environ 400 militants et élus.
Concernant le ralliement de la première secrétaire du PS Martine Aubry à l'idée d'organiser des primaires pour l'élection présidentielle de 2012, le président du PRG s'y est déclaré "totalement favorable". Il a cependant souhaité que ce soient des "primaires ouvertes (...) à tous les candidats de gauche", ajoutant que le PRG aura son "propre candidat" ou sa "propre candidate".
à quelques mois des élections régionales, M. Baylet a tenu à rappeler que son parti avait pris ses "responsabilités avec les socialistes dans la gestion de nos régions et c'est avec les socialistes que je veux préparer nos réélections".
4. une interview au Figaro parue le 7 septembre - Figaro électronique 07/09/2009 | Mise à jour : 12:05
Baylet : «Nous sommes prêts à dialoguer avec le MoDem» - Propos recueillis par Albert Zennou
Jean-Michel Baylet : «Le PRG et le PS ont des objectifs communs.»
Le président du PRG redit son attachement à la gauche.
Dans son discours de clôture de l'université d'été de son parti à La Rochelle, Jean-Michel Baylet a proposé dimanche que radicaux et socialistes tiennent à l'automne 2010 un congrès extraordinaire commun.
LE FIGARO - Vous venez de proposer au PS d'organiser un congrès commun. Pourquoi faire ?
Jean-Michel BAYLET - Lors de ma rencontre avec Martine Aubry, j'ai senti une l'idée de primaires. Nous sommes très heureux d'avoir été entendus. Il faut maintenant nous mettre rapidement en ordre de bataille.Que pensez-vous de l'offre publique de dialogue de François Bayrou à l'opposition ?
Comme aimait à le répéter Michel Crépeau, l'ancien ministre PRG et maire de La Rochelle, la politique est faite d'additions. Bien entendu, nous sommes prêts à dialoguer avec le MoDem.Et comment jugez-vous l'attitude actuelle des Verts ?
Les Verts sont plutôt isolés. Leur situation me rappelle la nôtre en 1994, quand nous avions réalisé un très beau score électoral. Mais il faut se méfier : une hirondelle ne fait pas le printemps. À l'inverse, ce qui me réjouit, c'est la réaffirmation claire par les Verts de leur appartenance au camp de gauche.5. Article dans Sud-Ouest le lundi 7 septembre
LA ROCHELLE. L'université d'été du Parti radical de gauche s'est achevée hier
Le moral reglonflé des radicaux
Hier matin, à l'Espace Encan, les caméras et les photographes étaient moins nombreux que la semaine dernière, mais l'attente des militants du PRG était aussi forte que celle de leurs alliés socialistes avant le discours de clôture de leur université d'été.
À quelques mois d'échéances électorales importantes, le président des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, s'est efforcé de regonfler le moral de ses troupes. « Son discours était clair et ferme. Nous avons aussi apprécié l'intervention de Roger-Gérard Schwartzenberg, qui signe un retour en force après une période un peu difficile pour lui », remarque Yann Juin, président départemental du PRG, satisfait du déroulement de cette université d'été.
« Nous avons eu autant de monde que pour la convention nationale [à La Rochelle en mars dernier]. Près de 500 personnes ont été présentes lors de ces trois jours. Sur un plan politique, les ateliers ont été productifs et intéressants, en particulier l'échange entre Raymond Vall et des scientifiques, sur le thème du développement durable. »
Jean-Michel Baylet a réaffirmé les liens d'amitié avec les socialistes, invitant Pierre Moscovici hier matin - auquel il a remis, au passage, un recueil des chroniques de Jean Jaurès dans la « Dépêche du Midi ». Le responsable du PS a plaidé « pour une union de la gauche », regrettant le manque d'égard d'autrefois lié à « l'hégémonie » socialiste.
« Nous avons constaté une évolution au sein du Parti socialiste. Espérons que les propos seront suivis par des actes », glisse Yann Juin.
samedi 10 octobre 2009
Référendum à Moingt, le choix de la démocratie de proximité
La consultation des électeurs Moingtais le 18 octobre, événement politique local important, est le choix d’un certain type de démocratie. Car le projet municipal de fusion bouleverserait irrémédiablement une situation institutionnelle qui n’a pas que des inconvénients.
Si l’on considère que la démocratie consiste à déposer une fois tous les 6 ans un bulletin dans l’urne pour légitimer un maire qui gouvernera ensuite à son gré, il faut effectivement approuver le projet municipal de fusion.
Si l’on considère que la démocratie consiste à pouvoir débattre au plus près des choix qui concernent la vie des citoyens, il faut garder le statut actuel.
En effet, Moingt bénéficie de tous les avantages d’une ville de 15.000 habitants. Bien que les « corps électoraux » soient distincts, ses habitants sont largement représentés au Conseil municipal grâce à une règle qui autorise les conseillers municipaux à être indifféremment domiciliés à Montbrison ou à Moingt – n’y a-t-il pas actuellement 12 Moingtais sur les 33 élus, dont 5 dans le Bureau municipal (plus de 45%) ?
En outre Moingt dispose de l’avantage d’être doté d’une Commission consultative dont les prérogatives sont considérables[1] : réunion mensuelle, possibilité de réunion exceptionnelle à la demande du tiers de ses membres, maîtrise de son ordre du jour, droit de se saisir directement de toutes les questions intéressant la population ou le territoire de Moingt. Grâce à son existence officielle incontournable, elle peut ouvrir des débats publics, permettre aux journaux de s’en saisir… Grâce à elle, le maire de Moingt n’est pas un simple alibi pour le pouvoir en place à Montbrison.
Définies par la Convention de 1972, elle-même revêtue de l’autorité de l’État, la composition et les prérogatives de cette Commission consultative échappent à l’arbitraire du maire de Montbrison, et fournissent des garanties démocratiques exceptionnelles dont de nombreux quartiers urbains aimeraient bénéficier. Quelles que soient les promesses que pourrait faire aujourd’hui le maire de Montbrison, le « comité » de substitution envisagé n’aurait pour pouvoirs que ceux qu’on voudrait bien lui donner, n’aurait qu’une durée de vie limitée, et ne bénéficierait pas des mêmes garanties officielles.
Bien sûr, la Commission consultative, si elle fonctionne dans toutes ses prérogatives, risque de s’opposer à certains projets. Et alors ? Membres d’un Parti de gauche, nous l’affirmons : une opposition, fût-elle de droite, est absolument nécessaire à l’exercice de la démocratie.
L’enjeu de cette consultation est donc de taille. Pourquoi tuer une institution qui présente de grands avantages pour le fonctionnement d’une démocratie réelle de proximité ? Il faut au contraire la faire fonctionner. Dans le passé, la Commission consultative de Moingt a pâti de l’autocratisme du maire en place à Montbrison. Aujourd’hui où la mairie se dit de gauche, disons-lui : « chiche ! Êtes-vous capable de faire fonctionner une institution démocratique ? »
Il faut donc aller voter[2]. Dans sa tribune Oui pour Moingt et Montbrison, l’actuel maire délégué de Moingt affirme que « répondre non ou ne pas participer au vote, c’est consacrer le statut actuel ». Ses propos sont contraires au Droit électoral français. Une abstention n’est pas égale à un vote négatif. Un vote NON équilibre un vote OUI et modifie le résultat du scrutin, alors qu’une abstention ne modifie pas le résultat.
Électeurs moingtais, si vous êtes défavorables à cette fusion irrémédiable, ne croyez pas que vous sauverez l’identité moingtaise en restant chez vous !
Les Radicaux de Gauche du Montbrisonnais
[1] Selon la Convention de 1972, « La composition [de la Commission consultative] sera fixée conformément à la Loi. Conformément à l'esprit de la Loi, elle sera élargie afin de comporter au moins des représentants des différents organisations syndicales, agricoles, culturelles, sportives et familiales pour arriver à un nombre au moins égal à celui des anciens conseils municipaux.
La commission consultative […] se réunira sur convocation du maire délégué, une fois par mois, ou sur la demande du tiers de ses membres. Elle sera maîtresse de son ordre du jour. C'est ainsi qu'elle pourra se saisir directement de toutes questions intéressant la population, ou le territoire de la commune associée, et faire des propositions au maire.
Elle sera d'autre part régulièrement consultée par le Maire ou le conseil municipal.
Enfin, elle sera chargée à l'initiative du Conseil Municipal, de veiller au bon fonctionnement des services ou équipements mis à la disposition des communes associées. »
[2] La suppression de la commune de Moingt exige qu’une majorité au moins égale à 690 voix se prononce en sa faveur : « Le représentant de l'État dans le département peut prononcer la suppression de la commune associée si la population de cette commune, consultée à la demande du conseil municipal dans les conditions prévues à l'article L. 2113-2, se prononce en faveur de cette suppression à la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant à un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits » (Code générale des Collectivités territoriales, Article L2113-16).
dimanche 18 janvier 2009
Contribution de Pierre Marie DUGAS pour la Convention de la Rochelle
Vous pouvez consulter cette contribution
------>Actualisation_du_programme_PRG_de_2006 cliquez!
jeudi 11 décembre 2008
Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits
Discrimination positive… ou comment brouiller les esprits
Avec ses dernières annonces sur la discrimination positive qui obligerait toutes les préparations aux grandes écoles à intégrer un quota de boursier, le Président Sarkozy vient de faire un pas de plus vers la société qui lui sert de modèle, celle de la droite états-unienne telle qu’il la rêve.
Son remarquable talent politique est d’avoir fait ce pas de plus en prenant des postures de gauche, au point qu’un ancien secrétaire national du PS, Malek Boutih, lui décerne un satisfecit.
Passons sur le fait que le quota de boursier dans les classes préparatoires aux grandes écoles valide ce système gravement élitiste par lequel se constitue la nomenklatura française…
Plus grave, il alimente la course à la sélection en faisant miroiter aux lycéens l’espoir d’être admis dans le gotha.
Surtout il crée un droit supplémentaire à des groupes particulier. Or justement c’est ce droit spécifique donné à des groupes particuliers que la Révolution française a voulu abolir en promulguant la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, que l’ONU a reprise et affinée dans sa Déclaration universelle du 10 décembre 1948. Les Droits sont attachés aux personnes, et non aux groupes divers dont ils peuvent faire partie. C’est la base de l’existence d’une nation égalitaire, qui ne soit pas fondée sur le compromis entre diverses communautés.
Mais, direz-vous, il existe déjà un système de quota dans divers établissements, Sciences Po Paris, l’ESSEC. Bien sûr, mais n'y a-t-il pas une différence entre des règles d’admission fixées par un institut privé, désireux, dans une démarche marketing, de marquer son originalité, et une règle fixée par la nation ?
Par ce nouveau quota, l’actuel Président fait un pas supplémentaire en direction du communautarisme.
La seule démarche de gauche serait de construire l’égalité à la racine, et c’est précisément l’inverse de ce que fait l’actuel Président. Car, dans le même temps où il crée ce quota, le Président génère de l’échec scolaire : il supprime l’accès des enfants de deux ans à l’école maternelle, que je préférerais appeler avec Philippe MEIRIEU l’école première, alors qu’on sait que cette scolarisation précoce est surtout bénéfique aux enfants des milieux les plus exposés. Il réduit le temps scolaire en primaire ; il supprime des postes d’enseignant ; il bourre des classes alors que celles-ci sont déjà trop nombreuses pour que le maître puisse consacrer du temps aux élèves en difficulté ; il supprime une partie des RASED, spécialisés pour aider certains enfants à surmonter des difficultés psychologiques… Tout l’inverse de ce que la Suède a fait pour éradiquer un échec scolaire coûteux pour le pays.
C’est une démarche carotte / bâton. On met d’emblée les enfants en menace d’échec : courrez plus vite, sinon vous serez largués sans espoir de retour dans le peloton. Et à l’autre bout, on met une carotte : si vous courrez vite, vous aurez une chance sur mille d’arriver avant les autres et de décrocher la timbale.
Est-ce là notre projet républicain qui met l’égalité parmi nos valeurs ? Est-ce là un projet efficace pour nos industries ? Est-ce cohérent avec la stratégie de Lisbonne qui veut créer en Europe une économie de la connaissance ?
lundi 1 décembre 2008
Hommage à Benoit MALON
samedi 22 novembre 2008
PM Dugas: la crise fait tomber les masques
L’affrontement entre deux conceptions de la politique se
précise. Je ne sais pas à ce jour quelle sera l’issue du désastreux combat qui
détruit le Parti socialiste. Mais déjà la crise fait tomber les masques.
Oubliées les incantations parareligieuses à la « fraternité » et les « aimez-vous les uns les autres » ; la soif du pouvoir se manifeste désormais toute nue chez l’ancienne candidate à la présidentielle.
Et elle se manifeste avec des instruments de sinistre mémoire : la victimisation, l’appel au peuple contre ses mandataires, moi ou le chaos, la prétendue légitimité donnée par l’onction populaire.
Victimisation : au cours du
Congrès socialiste, loin de chercher l’apaisement, Mme Royal a systématiquement
joué la provocation. Les huées et les sifflets, elle les voulait, car ils lui
permettaient de se déclarer victime. Un complot contre moi. Une partie de poker
menteur contre moi. Ils me voulaient morte, et je suis là.
La méthode
s’apparente à celle que Le Pen avait utilisée à outrance : victime du complot de
la bande des quatre.
Appel au bon peuple, « avec
lequel j’ai un contact particulier » contre « ceux qui savent »...
Quand
brûlera-t-on les livres ?
Contestation du Conseil national PS issu du vote des motions, déclaré par Mme Royal illégitime pour valider la nomination du Premier secrétaire. C’est la technique du coup d’État du chef charismatique contre les parlementaires. De Gaulle, quelles qu’aient été ses ambiguïtés en mai 1958, avait au moins respecté les institutions de la République et pris le risque de se présenter devant le Parlement pour en recevoir l’investiture… Mais c’est une constante de la démarche de Mme Royal que de vouloir de détruire les corps intermédiaires au profit d’une prétendue « démocratie participative » qui court-circuite les représentants élus.
Appel à manifester dans la rue devant le siège du PS… Organiser le chaos, afin d’apparaître comme celle qui le résout. Moi ou le chaos… à plus grande échelle, d’autres ont déjà mis cela en pratique, notamment en 1931.
Mme Royal n’est ni Le Pen ni Hitler, pas même De Gaulle. Autres temps, autres mœurs, autre niveau. Mais sa méthode de prise de pouvoir y fait penser : dramatiser en créant le chaos pour apparaître comme le seul recours possible, prendre la posture de victime des corps intermédiaires et faire appel au peuple pour contrer le prétendu complot.
Le combat que mène aujourd’hui
Mme Royal n’est plus un combat politique sur un projet et sur des idées. C’est
un combat pour s’approprier le nom du Parti socialiste, porteur de légitimité
électorale, et les finances du Parti socialiste.
Amis socialistes abusés par son charme, allez-vous enfin vous réveiller ? La gauche a besoin de vous.
dimanche 16 novembre 2008
Quelques réflexions au lendemain du Congrès socialiste
- Quelques réflexions de P M Dugas au lendemain du Congrès socialiste
Le 17 novembre 2008
Quelques réflexions au lendemain de ce Congrès socialiste que certains journalistes de presse et de radio, entraînant à leur remorque de nombreux citoyens, qualifient de catastrophique.
J’ai participé à plusieurs Congrès socialistes, dont j’étais à l’époque membre de droit. Celui-là, je l’ai attentivement suivi dans la presse, et notamment sur le site de Mediapart qui en a tenu un chrono heure par heure.
Ce congrès n’est pas parvenu à la synthèse entre deux positions qui se sont révélées irréconciliables.
Ce n’est pas la première fois. C’est un des intérêts de ce type de congrès que de manifester, au risque de le dramatiser, un clivage important dans la gauche française, et même plus largement dans la société française. Pour mémoire, puisque nous sommes Ligériens, le Congrès de 1885 réuni à Saint-Étienne s’est séparé sur un échec. Le désaccord était radical entre les partisans d’une prise de pouvoir par les urnes et les partisans d’une prise de pouvoir par la rue. Les seconds, minoritaires, ont claqué la porte pour aller créer un autre parti. Et ce n’est que quelques années plus tard que Jean Jaurès a réussi à rassembler ces deux courants dans une nouvelle synthèse.
Ce qui s’est révélé irréconciliable à Reims, ce sont deux manières de faire de la politique. Le Journal de Genève de ce matin lundi 17 novembre résume bien la situation en évoquant « la guerre des deux roses ».
D’un côté une démarche politique qui veut entraîner à s’engager dans la réflexion et l’action, appuyées sur un parti structuré. « Martine Aubry prononce ses discours sans brio mais avec une solide charpente qu’elle veut clouer à gauche. Et à gauche toute. "Il faut mettre enfin l’économie réelle devant la finance", insiste-t-elle en évoquant la crise actuelle. » (Journal de Genève)
De l’autre, une démarche que le rédacteur du Journal de Genève caractérise comme un « populisme de gauche », succession de pulsions droitières, d’envolées gauchistes et de discours para-religieux. « Ségolène Royal en appelle directement "aux gens" en jouant du charme personnel pour les guider "dans le bon sens". Elle développe un discours maternant, compassionnel, régressif, tout à fait adapté à l’air du temps qui veut câliner les gens plutôt que galvaniser les citoyens. Les mots "affection", "amour", et même "tendresse" demeurent ses fétiches. Des mots qui peuvent être fort bien perçus par la masse des électeurs non socialistes. »
« Ce sont donc deux logiques qui s’affrontent » (ibid.). D’un côté la cohérence d’un appareil politique puissant, dont on peut se demander s’il est « adapté à notre société médiatique ». De l’autre un Péronisme à la française, efficace exploitation de la personnalisation médiatique, qui peut avoir de l’effet dans l’actuelle déshérence de la société française ; mais « il rassemble les électeurs sur une base floue, il peut entraîner les dérives les plus imprévisibles et n’est pas propice à engager de profondes réformes » (ibid.).
* * *
Ce débat est un débat essentiel. Si l’on veut à tout prix conquérir le pouvoir, il faut naturellement soutenir ce populisme de gauche et ses alliances hasardeuses, avec le risque de faire n’importe quoi pour rester au pouvoir une fois celui-ci conquis. Mais si l’on veut changer la société, il faut peut-être donner la priorité au patient travail sur le projet, avec syndicats, associations, entrepreneurs… au risque d’être moins fascinant.
* * *
Je suis toutefois intrigué par le fait que bien des journalistes préfèrent titrer sur le combat des ego. Comme si c’était cela l’enjeu ! Pourquoi occultent-ils le contenu des projets pour se consacrer au croustillant, au people ? Petitesse mentale ? démagogie ? soumission à des directives venues d’en haut ? Leur métier est pourtant un beau métier, quand ils osent en respecter l’éthique…
* * *
On pourrait se demander pourquoi un adhérent du Parti Radical de Gauche (PRG) s’intéresse ainsi au Congrès du PS.
Pour deux raisons. La première est que, jusqu’à ce jour, le PS est le Parti dominant à gauche. Peut-être le nouveau Parti de gauche (PG) que vient de créer Jean-Luc Mélenchon mettra-t-il un terme à cette hégémonie, mais elle existe pour l’instant. Dans la plupart des instances, le PRG se positionne en fonction de ce Parti majoritaire. Nous sommes donc concernés par ce qui s’y passe. Allons même plus loin, l’éclatement du PS pourrait conduire à une remise en cause du PRG.
La seconde raison est que le débat qui divise aujourd’hui le PS est un débat central dans l’ère du tout médiatique. Le PRG est porteur d’un beau projet, celui d’un socialisme qui ne devrait pas tout à Marx. Mais le petit nombre de ses membres le rend inaudible. Doit-il rechercher dans de nouvelles alliances (les radicaux de droite) une proximité du pouvoir qui lui redonnerait une visibilité, au risque de perdre son âme ? Ou doit-il approfondir son projet sociétal, si nécessaire à notre époque de transition, en prenant le risque de demeurer encore quelque temps dans la pénombre ?
* * *
Post-scriptum : j’étais étonné que Bertrand DELANOË n’ait pas à la fin du Congrès apporté publiquement son soutien à Martine Aubry, alors qu’il avait affirmé à la tribune du Congrès n’avoir avec elle que de très faibles différences (« que des nuances »). J’apprends ce lundi matin en fin de matinée qu’il lui apporté son soutien. Le débat qui divise les socialistes est donc clair, il porte comme je l’écrivais ci-dessus sur la conception même de la politique.
vendredi 31 octobre 2008
Antennes relais pour les téléphones portables – des risques ?
De nombreux citoyens montbrisonnais ont réagi contre l’installation d’antennes relais sur le toit de leur immeuble.
Le nombre des portables a explosé en France. On en est à 50 millions. Les trois opérateurs France-Telecom (Orange), Vivendi (SFR) et Bouygues engagent de gros capitaux pour fidéliser une clientèle de plus en plus volatile. Ils se disputent les emplacements où placer des antennes.
Et les questions de santé ? Ce n’est pas le souci premier des opérateurs, qui sont avant tout des industriels. Ils ont toutefois établi des règles pour leurs propres salariés quand ceux-ci interviennent sur les antennes. Quant aux risques pour les utilisateurs, il y a débat. Les études épidémiologiques n’ont pas encore aujourd’hui un recul suffisant pour que la communauté scientifique ait une position unanime sur l’analyse de ces problèmes, mais des doutes sérieux se sont fait jour.
Il y a deux problèmes de santé, le problème de ceux qui se servent de leur portable, et le problème de ceux qui subissent l’environnement électromagnétique des antennes.
Le premier problème est individuel : chacun est libre de l’usage de son téléphone. Libre à chacun des utilisateurs intensifs de portables d’accroître (de 20% à 100% ?) le risque d'avoir au bout de dix ans une tumeur au cerveau, aux glandes salivaires ou au nerf acoustique. Les citoyens sont libres, oui… à condition qu’on les ait informés de ces dangers. À cet égard, quand j’étais élu d’opposition à Montbrison, je me suis étonné de voir figurer parmi les documents officiels de la Mairie le prospectus commercial de l’association des opérateurs de téléphonie mobile, qui minimise les risques encourus. Je profite de ces lignes pour évoquer l’appel solennel réitéré par vingt scientifiques internationaux le 15 juin 2008 ; je relève notamment deux de leurs dix consignes : éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille ; ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence !
Le second problème relève de la santé publique : peut-on laisser les opérateurs multiplier leurs antennes en zone d’habitation ? C’est l’interrogation ouverte par les locataires des immeubles du Tour de roue et leurs voisins.
Ce problème s’est déjà posé à Montbrison en mai 2006, quand le Conseil municipal a reconduit le contrat SFR pour l’antenne du Pailler construite en 1994. Conformément à ma fonction d’opposant, j’ai ouvert le débat sur le fond, en rappelant les doutes des scientifiques sur l’innocuité d’une telle antenne autour de laquelle de nombreux logements ont été construits. J’ai notamment évoqué une note officielle de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) considérant comme sensibles des sites qui pourraient se trouver dans l'axe d'un faisceau à moins de 100 mètres d'une station. J’ai eu contre moi un concours d’incompétence ou de mauvaise foi : un élu important a affirmé qu’une antenne n’est dangereuse qu’à moins d’un mètre ; un autre a doctement prétendu, contrairement à toutes les affirmations scientifiques, que le rayonnement des antennes se déploie verticalement et n’est nocif que pour ceux qui sont à leur pied, etc. Le nouveau contrat SFR a été naturellement approuvé par la majorité municipale, à laquelle s’est jointe Mme Faure – il faut à ce propos saluer son talent d’illusionniste, elle qui est parvenue à apparaître comme une alternative à Montbrison alors que par ses votes favorables et ses abstentions, elle s’est pratiquement toujours rangée du côté de la droite.
Aujourd’hui, la pression des opérateurs se maintient. Malgré les alertes répétées de nombreux scientifiques, la publicité des opérateurs et la satisfaction des utilisateurs ont fait passer au second plan les questions de santé. La permanente expansion de la téléphonie mobile pousse à installer sans cesse de nouvelles antennes, notamment en ville.
Quelles seraient les pistes de solution ? L’éloignement des antennes ne semble pas une solution satisfaisante. En effet, si on éloigne les antennes, les opérateurs augmenteront leur puissance. En outre, l’éloignement des antennes ne répond pas à la volonté actuelle de réduire la dimension de l’espace couvert par chaque antenne (la « cellule ») afin de multiplier le nombre de communications simultanées possibles.
Selon une technicienne que j’ai rencontrée, proche de PRIARTéM, une piste pourrait résider dans le changement de la nature des ondes émises par les antennes : il existerait un type d’émission moins nocif, mais ne permettant pas un nombre aussi élevé de communications simultanées. Il faudrait donc d’une part investir considérablement en recherche et en équipements, et d’autre part réduire notre consommation téléphonique…
Dans l’état provisoire de la connaissance des risques que l’actuelle téléphonie mobile fait courir à la santé, la multiplication des antennes n’est pas souhaitable pour qui se préoccupe de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Multiplier les antennes, c’est peut-être menacer la santé de ceux qui les subissent, et c’est sûrement encourager l’usage du téléphone portable dont on présume avec quasi-certitude la nocivité.
Note : Pour l’expertise, voir notamment les sites de l’Agence nationale des fréquences (anfr.fr), de l’Association française des opérateurs mobiles (afom.fr), de PRIARTéM (priartem.fr), de Robin des toits (robindestoits.org) et de Guérir magazine qui a reproduit le récent appel de médecins (guerir.fr/magazine/telephones-portables/appel-precaution-utilisation-telephones-portables). Je tiens en outre quelques articles de presse à la disposition de qui le souhaite.
P M DUGAS
Débat possible sur Forez info (cliquez ici)
REMARQUES AJOUTEES PAR LE WEBMASTER: mobilisation à Montreynaud aussi, depuis octobre des habitants de la barre Offenbach protestent contre l'installation d'une antenne.
Yamina Merahi est la porte-parole des locataires d'Offenbach...Paradoxe de la situation elle utilise un portable pour communiquer sur ce mouvement de protestation
L'élu Joseph Ferrara propose une réunion
Vendredi 28 novembre 2008
La
salle de l’ALCPM - Amicale Laïque et Citoyenne Pour Montreynaud - était
comble ce vendredi soir pour accueillir les élus de la ville, le
bailleur, une centaine d’habitants de la barre d’Offenbach, le CRIIREM
- Centre de Recherche et d’Informations Indépendantes sur les
Rayonnements Électromagnétiques - représenté par Mme Gouhier,
responsable du laboratoire de recherche, et, avec un certain retard,
les deux représentants de l’opérateur sur la sellette pour ces
antennes, Bouygues Télécom.
L’objectif de cette soirée était de disposer d’informations sur les
risques liés aux antennes de téléphonie pour alimenter la future charte
des installations sur le stéphanois et, accessoirement, de trouver une
solution pour ces antennes. C’est le CRIIREM qui ouvrira le bal,
insistant sur son indépendance indispensable dans ce genre d’étude et
sur son professionnalisme reconnu. Mme Gouhier, entrera dans une
description des ondes électromagnétiques.On retiendra de son exposé
technique que la proximité d’une antenne augmente l’exposition aux
ondes et qu’une synthèse de 1500 études conclut majoritairement à la
génotoxicité de ces ondes. À comparer également les normes entre pays
européens, la France possédant de loin la plus élevée. Et Mme Gouhier
de recommander d’installer les antennes à plus de 300 m des lieux
d’habitation et d’abaisser les seuils d’émission. En face, les
représentants de l’opérateur argueront que ces antennes sont juste
déplacées, qu’il n’y a pas augmentation du volume d’ondes. Ils
rappelleront qu’ils respectent la loi et que, si elle est obsolète,
c’est aux parlementaires de la faire évoluer. Ils présenteront
également les conclusions de nombreuses études prouvant, selon eux,
l’innocuité des rayonnements. Le débat, parfois houleux, a suivi. Si
les habitants ont un temps accusé le bailleur, Loire Habitat, de faire
de l’argent avec ces antennes; M. Gagnaire, directeur, affirmant,
chiffres à l’appui, qu’il n’en est rien; des suggestions intéressantes
sortiront de ces échanges, comme ce suivi permanent de mesures pour
constater les variations de puissance des antennes ou l’installation
des pico-antennes. Après plus de 3 heures d’échange, on retiendra ces
deux phrases. Celle de cet habitant d’abord : « Nous sommes des gens
simples, c’est pour cela que nous habitons un HLM. Nous acceptons
l’évolution, mais nous pouvons faire la révolution. Il faut d’abord
penser à la santé des habitants, pas qu’à l’argent ». Des élus
stéphanois ensuite, qui annonceront la volonté d’avancer sur la charte
à élaborer entre opérateurs et ville, le souhait de mettre en place une
campagne de mesures, et de poursuivre cette concertation dans le cadre
d’un groupe de travail. En attendant, les travaux restent suspendus.
mardi 9 septembre 2008
Pierre Marie Dugas












