PARTI RADICAL DE GAUCHE

BLOG POLITIQUE DU PRG SAINT-ETIENNE

samedi 1 août 2009

Université d'été 2009


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vendredi 3 avril 2009

Roger-Gérard Schwartzenberg L'Etat spectacle 2

b3536c3a45ac191dc30c61a7d091ee43 La politique devient un show, une parade du pouvoir. À la parution de L’État spectacle, cette dérive commençait seulement à apparaître. Depuis, le star system a investi la vie politique et imposé sa loi. Nouveaux codes, nouveau casting, nouveaux médias : L’État spectacle 2 décrit cette deuxième période, cette mise en scène permanente qui transforme les leaders en acteurs se répartissant les grands rôles. C’est le héros : Poutine, Chávez ou Kadhafi. C’est le leader de charme : Obama, Blair, Sarkozy. C’est le dirigeant proche : Bush ou Chirac. C’est le père, tel McCain. Les femmes politiques s’inscrivent aussi dans ces mêmes registres. Séduction : Ségolène Royal. Proximité : Angela Merkel. Valeurs maternelles : Sarah Palin. Ainsi va la médiapolitique, la politique faite sur mesure pour les médias. Pour la télévision, focalisée sur l’image des dirigeants. Pour le cinéma qui fait élire ses stars, comme Schwarzenegger. Pour la presse people, qui relate la vie privée de chacun. Pour le Net, qui contribue au buzz, à la surexposition médiatique. -

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jeudi 5 février 2009

Convention Nationale du PRG

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mercredi 4 février 2009

PRESENTATION du Parti Radical de Gauche




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lundi 10 novembre 2008

PRIX JEAN ZAY


Prix Jean ZAY 2008
Video
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dimanche 20 juillet 2008

Réforme des institutions : Interventions de JM BAYLET au Congrès de Versailles

  Réforme des institutions : Interventions de JM BAYLET au Congrès de Versailles   congr_E8s_20de_20Versailles_202008_20_11_

PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE DE MODERNISATION DES INSTITUTIONS DE LA Vème REPUBLIQUE

Intervention de Jean-Michel BAYLET

Parlement réuni en Congrès – le 21 juillet 2008

Monsieur le Président du Congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Premier Ministre,

Madame le Garde des Sceaux,

Messieurs les Ministres,

Mes chers collègues,

 

En 1958, ils n’étaient pas nombreux les dirigeants de la gauche non-communiste qui s’opposaient à l’adoption de la Constitution de la Vème République. Ils s’appelaient Pierre Mendès-France, Jean Baylet (eh oui), Maurice Bourgès-Maunoury, ou encore François Mitterrand.

Ils refusaient de façon courageuse et isolée la nouvelle loi fondamentale car ils la regardaient non seulement comme une ratification du 13 mai, mais comme sa consolidation, par le déséquilibre patent des pouvoirs au profit de l’exécutif, François Mitterrand allant même jusqu’à condamner « le coup d’Etat  permanent » opéré par la Constitution de 1958 et par sa pratique.

Les principales réformes constitutionnelles intervenues depuis 1958, celle de 1962 sur l’élection du Président au suffrage universel et celle de 2000 sur le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, ont encore renforcé ce déséquilibre et ont généré ses conséquences les plus visibles, à savoir la permanence du fait majoritaire et l’effacement progressif du Premier Ministre.

Pour leur part, les radicaux n’ont pas changé de position. Nos aînés étaient hostiles à la Constitution de 1958 et nous y restons opposés.

Nous avons milité depuis pour l’avènement d’une VIème République dont la Constitution garantirait la stricte séparation des pouvoirs, de même que l’épanouissement des libertés individuelles dans le respect des principes de justice, de solidarité et de laïcité. Pour ce faire, les Députés et Sénateurs radicaux de gauche ont même déposé, lors de la précédente législature, une proposition de loi constitutionnelle visant à l’instauration de cette « République moderne » au Parlement libéré et aux citoyens replacés au cœur de l’action publique. Nous avions déduit les conséquences logiques de la situation actuelle qu’on pourrait résumer ainsi : tous les inconvénients de la présidentialisation sans les avantages du régime présidentiel. Nous proposions donc la suppression de la fonction de Premier Ministre et l’abolition symétrique du droit de censure et du droit de dissolution.

En conséquence, les radicaux n’ont pas dissimulé leur déception lors de la présentation du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République  : nous sommes encore loin de la réforme en profondeur qu’ils appellent de leur vœux. Ils n’ont toutefois pas caché non plus leur intérêt pour ce texte : dans ces dispositions essentielles, il proposait des améliorations que nous réclamions depuis longtemps.

Tout en défendant leurs propres amendements –de même que le RDSE au nom duquel je m’exprime aujourd’hui– les radicaux de gauche ont participé, de manière loyale, constructive et pragmatique aux travaux des deux assemblées sur cette réforme. Et ils ont exprimé cet intérêt lors de chacun des votes, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, en précisant que leur abstention était une position ouverte et attentive.

Nous voici aujourd’hui à l’heure du bilan de ce travail et je le dis sans plus d’ambages, les radicaux de gauche dans leur grande majorité –et les autres membres du RDSE– vont approuver la réforme qui nous est proposée.

Et puisque la polémique s’est installée, sans trop de spontanéité d’ailleurs autour de cette position, je veux dire ici, dans la solennité de notre Congrès, en pesant chacun de mes mots mais avec la plus grande fermeté, que nul n’est autorisé, si ce n’est nos électeurs, à juger le choix des radicaux, un choix dicté par nos convictions, un choix libre, opéré en conscience et à mille lieues des spéculations que certains ont cru pouvoir nous prêter.

Je n’ai donc pas à justifier la position prise par les radicaux. Je veux cependant l’expliquer en fonction des valeurs constitutives du radicalisme.

D’abord, nous sommes républicains et nous regardons comme un progrès tout ce qui rééquilibre les institutions au profit des citoyens et de leurs représentants. Il en va ainsi du respect du pluralisme politique, du droit d’initiative législative des citoyens, du droit permanent de réponse de l’opposition au Président de la République , des nombreuses améliorations du travail parlementaire, qu’il s’agisse de la procédure législative ou des pouvoirs de contrôle et d’investigation des deux assemblées. Bien loin de nous satisfaire totalement, ces différentes avancées contribuent indiscutablement à une plus large respiration de notre démocratie.

Ensuite, les radicaux ont la raison pour méthode. Et il nous semble que la raison ne trouve pas son compte si l’on voit des formations politiques voter contre des réformes qu’elles ont toujours demandées ou si l’on voit, tout à l’heure, un Parlement refuser l’extension de ses prérogatives. J’entends les motifs qui sont avancés pour des choix aussi paradoxaux et je connais ceux qui ne sont pas exprimés : on a voulu transformer une réflexion nationale en une action partisane. Quoiqu’il en soit des motifs des uns et des autres, je dis en résumé qu’on peut avoir de bonnes raisons et n’avoir pas raison.

Les radicaux ont aussi une vision pragmatique de l’action politique. Ils savent que le mieux est souvent l’ennemi du bien et que l’on ne peut rêver d’idéal et d’absolu sans composer avec la réalité. Je l’ai déjà dit, nous regrettons que la réforme ne soit pas allée plus loin en particulier vers une concrétisation effective du pluralisme politique dans les modes de scrutin et dans la redéfinition du corps électoral du Sénat. Mais si nous allions, au nom de ces regrets, refuser ce que nous approuvons par ailleurs, nous aurions perdu sur les deux tableaux.

Mais surtout, les radicaux de gauche sont laïques. La laïcité n’est pas, comme ses adversaires voudraient le caricaturer, une pensée du combat anti-religieux. C’est bien plus et c’est bien mieux. La laïcité, c’est l’exigence d’un rempart de neutralité qui garantit la liberté des choix de conscience, la liberté d’entreprendre ou la liberté d’opinion. Voilà pourquoi notre République laïque affirme le rôle fondamental des partis politiques tout en proscrivant les mandats de vote impératifs. La discipline de vote qu’on souhaiterait –à droite comme à gauche– imposer dans ce débat n’est pas l’interdiction de penser. Et nous pensons que, sur un sujet aussi capital que les institutions, nous devons dépasser les clivages partisans traditionnels et nous laisser guider par la seule préoccupation du bien public.

Pour autant, nous n’estimons pas que ces clivages soient désuets ou inutiles. Les radicaux de gauche sont dans l’opposition et ils s’y tiennent fermement. Vous avez pu éprouver, Monsieur le Premier Ministre, comme plusieurs membres du gouvernement, cette fermeté dans le débat depuis plus d’un an : les radicaux de gauche s’opposent sans réserves à votre politique et notamment à ses effets sociaux. Ils ne seront pas moins déterminés demain qu’hier, soyez en assuré.

Mais pour aujourd’hui, nous avons à nous prononcer sur un sujet qui dépasse l’opposition habituelle entre la droite et la gauche. Voulons-nous , oui ou non, faire un pas significatif dans le sens de la modernisation et de la démocratisation de notre Constitution ? Pour les radicaux de gauche, pour le RDSE : la réponse est clairement « oui », clairement oui.



Le PRG Baylet votera pour
envoyé par Rive-gauche


Institutions : JM Baylet au congrès de Versailles
envoyé par Parti_Radical_de_Gauche

mardi 5 février 2008

Les valeurs du PRG

 

1. Le renforcement du pouvoir du parlement.Les radicaux souhaitent donc une dose de proportionnelle et un renforcement du pouvoir de contrôle du parlement qui, ces dernières années, est devenu une simple chambre d'enregistrement.
2. Une vision plus sociale de l'entreprise qui doit être davantage au service de l'emploi que du profit.
3. Une ouverture sur l'Europe.
4. La défense des valeurs de la République et notamment la laïcité.Les radicaux ont soutenu la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 et sont très attachés à la laïcité. 
A voir: Video/_jm-baylet-au-journal-de-lcp-debat la laicité

Les Radicaux de gauche se trouvent donc au centre gauche de l'échiquier politique.100ans

Le PRG est un parti politique qui a une longue histoire. Constitué en 1901, il fait depuis longtemps parti du paysage politique français. Il se confond avec l'histoire de la République et ses combats pour l'installation de ses valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité.

 

Les Radicaux occupent un créneau politique imprenable en se définissent républicains, laïques et libéraux de gauche.

 

Le PRG est à gauche du fait de ses idées progressistes et son refus de tous les conservatismes porteurs d'inégalités. Pour lui la première légitimité de l'Etat est de protéger l'individu contre toute domination. Il doit être aussi un instrument de mobilisation de la société et empêcher les intérêts particuliers de se muer en nouvelles féodalités Drapeau_PRG
Historiquement, sa filiation est celle des républicains sociaux, réformistes et laïques, héritiers de la pensée des Lumières et du socialisme utopiste français. Ils se reconnaissent dans la vision de l'histoire de Condorcet et des idées mutuellistes, fédéralistes et sociales de Proudhon. Le PRG défend les valeurs d'une gauche de l'individu sans concession à l'égard de la pensée marxiste, révolutionnaire et collectiviste.

 

La doctrine des radicaux vise l'émancipation des individus par la libre association, l'initiative privée et le respect des Droits de l'Homme. Le libéralisme de gauche qu'ils revendiquent concerne les libertés publiques et la libre entreprise économique. Les radicaux pensent que l'Etat républicain doit, non pas égaliser les conditions de vie des hommes vivant en société, ce qui est propre à la pensée communiste et socialiste, mais agir fermement pour l'égalité des chances. Cela passe par la dissolution des avantages hérités, privilèges et positions dominantes en matière économique et culturelle. En cela, le Radicalisme est à l'opposé de la droite conservatrice qui confond égalité des chances et concurrence inégale. La puissance publique doit agir pour neutraliser les avantages hérités dont les uns se servent pour dominer les autres ; son rôle est autant d'assistance et de redistribution que de mobilisation pour mettre à la disposition de chacun les moyens de son autonomie.

 

Le Radicalisme reconnaît en tout individu un capital humain irremplaçable à qui la société doit donner toute ses chances : connaissance, épanouissement, bonheur. L'école a pour eux cette mission éducatrice et formatrice essentielle. Les radicaux croient au progrès et aux lumières de la raison. Ils sont profondément démocrates et veulent une société politique fondée sur un socle de valeurs laïques et humaines fortes. Ils récusent comme des régressions toute forme de communautarisme ou corporatisme.Autocollant_20La_20Gauche_20Des_20Libert_E9s

 

Aujourd'hui le PRG compte de nombreux élus dans toutes les assemblées politiques.

 

La priorité de l'engagement des radicaux de gauche aujourd'hui est l'épanouissement des individus dans une société organisée de façon solidaire, plus juste et pleinement démocratique. Cela passe par de nouvelles institutions, une nouvelle République, la restauration d'une morale publique, et des mécanismes de redistribution qui protègent les fruits du travail des hommes. Ils aspirent à une Europe puissance, solidaire et plus démocratique. Ils rêvent d'un monde mieux conduit par les organisations internationales garantissant la fraternité et la paix entre les hommes.

 



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mardi 19 juin 2007

legislatives




8 députés à l'assemblée

bandeau

 

 



Parlementaires

 

Assemblée.Nationale 8 élus : Gérard Charasse (SRC), Paul Giacobbi SRC),                     Annick Girardin (SRC), Joël Giraud (SRC), Dominique Orliac (SRC),   Sylvia Pinel (SRC), Chantal Robin-Rodrigo  (SRC),
Christiane Taubira (SRC)
Sénat 6 élus : Gérard Delfau (RDSE), Jean-Michel Baylet (RDSE), André Boyer (RDSE), Yvon Collin (RDSE), Nicolas Alfonsi (RDSE), François Fortassin (RDSE)

 

 


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samedi 16 juin 2007

HISTOIRE DU PARTI RADICAL

Le Radicalisme selon Léon Bourgeois         (Préface à La Politique radicale de Ferdinand Buisson 1908)

« Ce que nous appelons le parti radical et radical-socialiste n'est plus un parti au sens étroit du mot. C'est la démocratie française elle-même tendant à s'organiser dans la liberté et dans la paix.

Le parti radical a un but : il veut organiser politiquement et socialement la société selon les lois de la raison, c'est-à-dire en vue de l'entier développement de la personne humaine dans tout être humain, en vue de l'entière réalisation de la justice dans tous les rapports entre êtres humains.

Le parti radical a une méthode. C'est celle de la nature elle-même. Il sait que tout organisme naturel tend à se développer vers un état supérieur par l'évolution régulière de chacun de ses éléments coordonnés. Il attend donc de l'évolution morale et intellectuelle de chacun des individus l'amélioration progressive de la société. Et c'est pour la hâter qu'il fait de l'éducation publique le premier devoir de l'État puisque c'est le premier intérêt de la nation. Il y voit le ressort essentiel du progrès, celui qui doit désormais remplacer les révolutions violentes, nécessaires jadis pour briser l'obstacle matériel de la force monarchique et césarienne, inutiles au contraire et injustifiables dans un temps où s'exerce librement la volonté de tous.

Le parti radical a une morale et une philosophie. Il part du fait indiscutable de la conscience. Il en tire la notion morale et sociale de la dignité de la personne humaine. Il en conclut pour celle-ci un droit et un devoir : le droit de chercher, par l'effort de la raison, les conditions de son propre développement et les lois de ses rapports avec les autres êtres ; le devoir d'observer vis-à-vis des autres les règles d'existence qu'elle a ainsi librement déterminées. L'égalité des droits entre tous les êtres humains, l'obligation pour eux de pratiquer rationnellement le régime de la solidarité mutuelle sont les corollaires nécessaires de la doctrine. Ce sont les nouveaux commandements de l'École, les tables de la Loi et de la démocratie.

Le parti radical a une doctrine politique. Il va de soi que c'est la doctrine républicaine. Mais la République qu'il a en vue est la République démocratique qui, seule, permet à tous les citoyens de rechercher ensemble, sans privilège pour aucune catégorie d'entre eux, les arrangements légaux les plus propres à réaliser ce gouvernement de la raison.

Le parti radical, enfin, a une doctrine sociale. Et cette doctrine se résume en ce mot l'association. Il ne croit pas, en effet, que le bien de la nature puisse se réaliser définitivement par la lutte des individus et des classes, pas plus que le bien de l'humanité par la lutte des nations. II affirme que le véritable instrument de tous les perfectionnements sociaux, c'est l'association des individus et l'association des groupes humains consentant à des règles que les uns et les autres jugent et sentent conforme au bien, parce qu'elles sont à l'intérêts de tous. C'est par l'association ainsi entendue que s'est fondée la cité, c'est par elle que s'est fondée la patrie.

Ces principes posés, notre parti ne recule devant aucune de leurs conséquences. Il reconnaît que l'association fondée sur l'équité, en d'autres termes, sur le libre consentement à un échange de services reconnus équivalents, limite la liberté humaine. Il n'admet donc pas la prétendue liberté de l'exploitation de l'homme par l'homme ; il n'admet pas davantage un régime de liberté absolue de la concurrence qui permettrait indirectement à la puissance financière d'abuser de sa force au détriment du plus faible. Et pourquoi notre parti n'autorise-t-il pas ces prétentions à l'omnipotence, de quelque part qu'elles viennent ? C'est qu'il a bien compris que l'homme n'est vraiment libre qu'après avoir accompli son devoir social, après avoir payé sa dette. Quelle dette ? Tout simplement sa part, sa juste part de la dette même de la nation. La nation ne jouira de la paix que lorsqu'elle aura créé un ensemble complet d'assurances qui garantisse tout individu contre les risques de la maladie, des accidents, du chômage, de l'invalidité, de la vieillesse. De là, la nécessité de lourdes charges pour la collectivité. N'est-il pas juste que tous y participent ? Mais ne jouons pas sur les mots. Ils doivent y contribuer, non pas comme aujourd'hui dans des proportions empiriques, le plus souvent favorables à ceux qui ont le moins besoin d'être favorisés, mais selon une progression qui imposera nettement à chacun une charge véritablement correspondante aux bénéfices qu'il tire de la société. Réformes fiscales et assurance sociale, ce sont donc bien les deux articles essentiels et inséparables par lesquels se caractérise la politique immédiate de notre parti. »


 

 

                                                                                                                                                                                                             
Condorcet (1743-1794)
A la fois philosophe des lumières et révolutionnaire, synthèse tragique de la pensée et de l'action (l'échafaud était au bout), Condorcet compte parmi les " grands hommes " des radicaux qui n'ont pas hésité, rétrospectivement, à en faire le premier d'entre eux.

Condorcet mérite à double titre l'admiration des radicaux. Pour sa remarquable Esquisse de l'histoire des progrès de l'esprit humain (1793) d'une part, livre d'optimisme d'où découle la confiance dans la perfectibilité de l'homme et des sociétés, base de tout réformisme politique. Pour son projet d'organisation scolaire, d'autre part, mettant en avant le rôle de l'éducation dans les progrès de l'individu et de la société. Si l'on devait résumer d'une phrase la pensée de Condorcet, on pourrait dire : confiance en l'homme tout en le sachant imparfait. C'est là, déjà, presqu'une définition du radicalisme.

Le mot radical, dans son sens politique, est apparu pour la première fois en Angleterre. C'est là que naquit, en 1776, un " parti radical " qui se donnait pour but de réaliser des réformes profondes, à l'aide de l'instauration du suffrage universel.

Le mot fut repris en France sous la restauration par les royalistes ultras pour désigner tout réformateur qu'ils ne pouvaient bien sûr imaginer autrement que "radical". Tombé dans l'oubli, il réapparaît en 1835 sous la Monarchie de Juillet. Les lois sur la presse (septembre 1835) ayant interdit l'usage du mot "républicain", il fit alors usage de vocable de substitution.


Ledru-Rollin (1807-1874)
Le premier homme politique à se revendiquer ouvertement du terme radical fut Ledru-Rollin. Député d'opposition sous la monarchie de juillet, révolutionnaire en 1848, exilé en Angleterre à partir de 1849, Ledru-Rollin ajouta un " plus " à la pensée de Condorcet : la démocratie n'étant pas pour lui une fin en soi, mais un moyen de promouvoir les réformes sociales. Pour lui, la question sociale, c'est à dire le paupérisme croissant des prolétaires des villes, à mesure que se développait la révolution industrielle, devait être affronté à bras le corps.

Il demandait :

- la nationalisation des mines et chemins de fer
- une réforme fiscale dans le sens d'une plus juste répartition de la charge de l'impôt
- l'instruction gratuite et obligatoire
- la liberté d'association

Une différence essentielle opposait cependant le radicalisme de Ledru-Rollin au communisme qui se développait alors, notamment autour d'Etienne Cabet : la question de la propriété.

Pour Ledru-Rollin, la propriété ne devait pas disparaître, mais s'étendre à tous. Il rêvait d'une société de petits propriétaires indépendants, rêve qui avait déjà été celui des sans-culottes de la révolution, et qui resta celui des radicaux jusque dans les années 50.


Gambetta  (1838-1882)
Le véritable chef du radicalisme était alors Gambetta. Tribun magnifique, orateur chaleureux, Gambetta, à l'occasion des élections de 1869, fit connaître son Programme de Belleville. Ce dernier devait rapidement devenir mythique et la bible des radicaux pendant près de 50 ans. A côté des libertés fondamentales, Gambetta y demandait :

- l'école gratuite, laïque et obligatoire
- l'abolition des monopoles économiques

Affirmant que " la forme l'emporte et résout le fond ", il accordait un rôle essentiel à la forme républicaine des institutions et au suffrage universel pour la réalisation des réformes sociales dont avaient tant besoin les classes laborieuses.


Le radicalisme héroïque (1870-1907)
4 septembre 1870 : l'empereur ayant été vaincu et fait prisonnier à Sedan par les armées prussiennes, la République fut proclamée. Puis, ce fut la Commune de Paris au printemps 1871. Les radicaux étaient, globalement, dans le tiers parti, celui qui tenta d'arrêter la guerre civile, et que les Versaillais assimilèrent souvent aux communards. Aux lendemains de la Commune, la république était menacée, la droite monarchique, majoritaire à l'Assemblée Nationale, rêvant d'une restauration. Ce n'est qu'en 1879 que le danger fut repoussé. C'est alors que les républicains, jusqu'alors unis, se scindèrent en deux tendances : les opportunistes et les radicaux.

Opportunistes et Radicaux

Les premiers, autour de Gambetta (devenu modéré) et de Jules Ferry (dont une fausse légende veut qu'il ait été radical), proposaient d'attendre le moment opportun -c'est à dire jamais disaient d'aucuns- pour réaliser le programme de Belleville. Pour les radicaux regroupés autour de Georges Clémenceau (1841-1929) et de Camille Pelletan (1846-1915), il fallait le réaliser sans attendre. Les opportunistes voyaient volontiers dans les radicaux une certaine démagogie. C'est pourtant sous la pression des radicaux que Jules Ferry réalisa sa grande ?uvre, déjà demandée en son temps par Ledru-Rollin : l'école gratuite, laïque et obligatoire. Alors même que s'affrontaient opportunistes et radicaux, des nuances se faisaient jour parmi ces derniers. Certains étaient prêts à des compromis pour obtenir des portefeuilles ministériels (Floquet, Brisson), ce que refusaient les radicaux intransigeants, plus tard appelés radicaux-socialistes (Clémenceau, Pelletan). Cette dualité du radicalisme fut durable. C'est elle qui donna naissance à un radicalisme de droite et à un radicalisme de gauche.


Le solidarisme
Au tournant des XIXème et XXème siècles, les radicaux sentirent le besoin de préciser leur philosophie politique qui se revendiquait des grands principes républicains et de l'héritage révolutionnaire. C'est alors que fut formulée par Léon Bourgeois (1851-1927), puis développée par le sociologue Célestin Bourglé (1870-1940), la doctrine du solidarisme (le premier publia Solidarité en 1896, le second Solidarisme en 1913). L'idée de base est que l'homme est redevable à la société, sans laquelle il ne pourrait vivre. Certains, cependant, reçoivent davantage de la société qu'ils ne lui apportent, d'autres reçoivent moins qu'ils n'apportent. Il importe donc de rétablir l'équilibre du contrat social (Bourgeois préfère parler de "quasi-contrat") en donnant aux créanciers et en faisant payer les débiteurs. Ce trouvait ainsi justifié tout l'arsenal de ce que l'on appellera bien plus tard l'Etat providence : impôts sur le revenu, retraites, assurances sociales, etc. A la lutte des classes marxistes, le solidarisme préfère opposer la solidarité entre les classes. Au total, le solidarisme se présente comme un refus du libéralisme et du collectivisme. "L'individu ne pouvant être sans l'espèce, l'espèce ne pouvant durer que par l'individu" (Léon Bourgeois).


Le parti républicain, radical et radical-socialiste
Au gré de l'affaire Dreyfus qui avait occasionné un réflexe de défense républicaine dans le pays, les radicaux allaient enfin accéder au pouvoir et s'identifier un temps à la république elle-même. Mais auparavant, il leur fallait s'organiser davantage. La naissance du parti républicain, radical et radical-socialiste en 1901, en une période où se constituaient les grandes formations politiques de masse, fut une opération d'unification des diverses tendances du radicalisme, même si la tendance de gauche semblait l'emporter. La déclaration de clôture lue par Camille Pelletan insistait à l'union à gauche, la nationalisation des grands monopoles, la séparation de l'église et de l'Etat, et l'impôt sur le revenu. Ce n'est qu'en 1907, à Nancy, que le parti se dota d'un programme précis, nettement ancré à gauche. Ancrage à gauche que confirma le Congrès de Pau en 1913.

Emile Combes (1835-1921)
Un an après la constitution du parti radical, celui-ci remportait les élections législatives. Les années 1902-1905 allaient être les grandes heures du "bloc des gauches", unissant socialistes et radicaux autour de Jaurès, à la Chambre, et de Combes, à la tête du gouvernement. Le ministère Combes mena la lutte contre les congrégations religieuses, estimant que la destruction des chaînes intellectuelles étaient un préalable indispensable à la destruction des chaînes de travail. Cette période resta longtemps mythique pour les radicaux, qui y reconnaissent leur âge d'or. Les élections de 1906 furent un nouveau triomphe radical. Clémenceau accéda à la présidence du Conseil. Jusqu'en 1914, les radicaux furent quasiment de tous les gouvernements.

Radicaux de gauche, Radicaux de droite
Pourtant, leur programme ne fut que bien partiellement appliqué (virent cependant le jour les retraites ouvrières et l'impôt sur le revenu défendu par Joseph Caillaux (1863-1944)). C'est que l'anticléricalisme n'étant plus là pour les réunir, après la séparation de l'église et de l'etat (1905), radicaux de gauche et radicaux de droite s'opposèrent.

Radicaux de gauche

Pour les premiers, le radicalisme devait rester fidèle aux idéaux qui avaient fait sa grandeur, même si son électorat n'était plus ouvrier : "les radicaux-socialistes sont un parti bourgeois qui a l'âme d'un parti du peuple". Ferdinand Buisson.

Radicaux de droite

Pour ces derniers, l'action devait s'aligner sur la sociologie des classes moyennes (petits commerçants, petits artisans, professions libérales) qui constituait leu électorat, et il fallait rompre avec les socialistes.

La contradiction entre l'idéal de gauche du radicalisme et sa sociologie parvint à son paroxysme dans l'entre-guerre, paralysant son activité gouvernementale. Le bilan du radicalisme de cette période - quant bien même on ait pu parler de république radicale - est singulier. C'est en ces temps d'indécision et d'affairisme (qu'on songe à l'affaire Stavisky) que s'est enflée une certaine réputation d'un radicalisme au centrisme à toute épreuve, expert en man?uvres tactiques pour se maintenir au pouvoir. On serait ingrat cependant d'oublier les belles et grandes heures du Cartel des gauches (1924-1926) et du Front populaire (1936-1938) - Front populaire dont le programme, à la vérité, n'était rien d'autre qu'un programme radical de gauche, même si le mérite en est trop souvent attribué aux seuls socialistes et communistes. Ces deux expériences furent de courte durée : l'une et l'autre étant venue buter sur les contradictions internes et le fameux "mur d'argent". Deux personnages dominèrent cette période, alternant à la tête du parti et dans les ministères : les deux Edouard, Herriot (1872-1957) et Daladier (1884-1970).

Les jeunes Turcs

A l'initiative de quelques jeunes gens brillants et impertinents, de 1927 à 1934, une tentative de modernisation de la pensée radicale, accordant un poids accru aux questions économiques : le mouvement jeune turc. Là encore, deux tendances s'y dessinaient, par delà les camaraderies de jeunes gens d'une même génération décidés à faire bouger les choses : une tendance gauche, nostalgique des traditions du XIXème siècle, autour de Pierre Mendès France, Pierre Cot et Jacques Kayser ; une tendance technocratique et centriste, autour d'Emile Roche ou de Jean Luchaire.

L'après-guerre  (1945-1955)
A la libération, en dépit du comportement héroïque de certains de ses membres tels Jean Moulin, le radicalisme était discrédité. L'opinion publique l'assimilait par trop au régime de la IIIème république finissante, qui n'avait pas su préparer la guerre. On voulait du renouveau. Pourtant, en quelques années, le radicalisme allait reprendre une place essentielle sur l'échiquier politique, participant à toutes les expériences politiques à partir de 1947.

Mais le radicalisme d'alors n'était plus celui de 1936. Il était dans la lignée du néo-radicalisme défini en 1938 par Dalladier, hostile à l'ancrage à gauche du parti. Libéralisme ("debout les libéraux !" lanca René Mayer en 1949) et anti-communisme furent le nouveau credo radical, après que les tenants de l'aile gauche, sauf Mendès France, aient été exclus en 1946.



Mendès France (1907-1983)
C'est Mendès France (1907-1983) qui devait essayer de ramener le radicalisme vers la gauche, dans une première tentative de rénovation. Après la chute de son gouvernement, le 5 février 1955 - gouvernement bientôt devenu mythique, du fait du courage et de la lucidité politique de son chef, tranchant les problèmes que l'on avait laissé pourrir - Pierre Mendès France prit la tête du parti radical le 4 mai 1955 (il était en réalité premier vice-président, Herriot occupant une assez peu radicale présidence? à vie !).

Le radicalisme connu alors un nouveau dynamisme. Une campagne d'adhésion fut lancée. Une école de cadres fut créée. Au vieux radicalisme rural du sud-ouest vint ainsi se superposer un radicalisme urbain, jeune, avec une certaine proportion de femmes et de catholiques de gauche. La greffe pourtant devait échouer.

Une partie des députés radicaux ne suivirent pas Mendès France dans son refus de la politique de guerre en Algérie de Guy Mollet. Pierre Mendès France démissionna de la tête du parti le 23 mai 1957.

Une partie des radicaux déçus par le parti devaient contribuer, en 1964, derrière Charles Hernu, à la constitution de la Convention des Institutions Républicaines, étape essentielle dans le parcours de François Mitterrand vers l'Elysée.

Jean-Jacques Servan-Schreiber
Une seconde tentative de rénovation fut menée deux ans plus tard par Jean-Jacques Servan-Schreiber, secrétaire national du parti en 1969 (sous la présidence de Maurice Faure), puis président en octobre 1971.

En janvier 1970, Servan Schreiber rédigea avec Michel Albert un Manifeste radical. L'inspiration en était moderniste et optimiste (on était encore dans les années de croissance et de plein emploi). Comme au temps de Mendès France, les adhésions se multiplièrent. On vit coexister de vieux radicaux et de jeunes technocrates ou managers. On a pu parler du "mariage du cassoulet et de l'ordinateur".

Le contexte institutionnel était alors très différent de celui qu'avait connu Pierre Mendès France. Au système multipolaire de la IVème république avait succédé le système bipolaire de la Ve. La voie de l'autonomie était très difficile pour un radicalisme situé au centre de l'échiquier politique. Refusant l'alliance communiste prôné par le PS de François Mitterrand, Jean-Jacques Servan Schreiber chercha l'alliance des centristes. Ce fut l'éclatement du parti en octobre 1972. Le MRG naquit en janvier 1973, présidé par Robert Fabre, et comprenant en son sein la plupart des parlementaires radicaux et des élus du sud-ouest. Le MRG devint la troisième composante de l'union de la gauche.

Du MRG au PRG
En 1977, le MRG s'opposa aux propositions communistes relatives à l'actualisation du programme commun. Il participa ainsi à la rupture de l'union de la gauche. En 1981, les radicaux de gauche présentèrent un candidat à la présidence de la République, Michel Crépeau, puis se rassemblèrent, au second tour, autour de la candidature de François Mitterrand. En mai 1981, Michel Crépeau entra au gouvernement de Pierre Mauroy, ainsi que François Abadie. Deux à trois ministres ou secrétaires d'Etat radicaux de gauche participèrent aux gouvernements successifs de la gauche de 1981 à 1995 : Michel Crépeau, Roger-Gérard Schwartzenberg, Jean-Michel Baylet, François Doubin, Emile Zuccarelli, tous anciens présidents du MRG. Ils contribuèrent à la mise en ?uvre des grandes réformes qui firent entrer dans la réalité leurs idéaux d'humanisme et de solidarité.

La tentation de l'autonomie radicale ne disparut pas après 1981. Elle se manifesta notamment en 1984 (européennes) et 1986 (législatives), sans que le succès soit au rendez-vous.

Sous la présidence de Jean-François Hory, élu en 1993, le MRG - devenu " Radical " - obtint 13 députés aux élections européennes de 1994 avec une liste conduite par Bernard Tapie. Les députés européens radicaux constituèrent au Parlement européen un groupe parlementaire sous la présidence de Catherine Lalumière : le groupe A.R.E. (Alliance Radicale Européenne) qui réunit des élus européens des quatre coins de l'Europe.

Le PRG
En janvier 1996, les radicaux élisent Jean-Michel Baylet qu'ils reconduisent à la tête du parti -dénommé alors Parti radical socialiste.

A l'issue des élections législatives de juin 1997, le parti devient la troisième composante de la majorité plurielle. Forts de leurs 13 députés, les radicaux de gauche constituent à l'Assemblée nationale un groupe parlementaire, avec le MDC et les Verts : le groupe RCV (Radical Citoyen et Vert) présidé par Michel Crépeau, député-maire de La Rochelle. Trois radicaux entrent au gouvernement de Lionel Jospin : Emile Zuccarelli, ministre de la Fonction Publique, de la Décentralisation et de la Réforme de l'Etat, Bernard Kouchner, Secrétaire d'Etat à la Santé, et Jacques Dondoux, Secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur.
En janvier 1998, Jean-Michel Baylet est réélu président du Parti Radical de Gauche.
Les élections de mars 1998 voit le PRG doubler son nombre de conseillers régionaux et généraux. Cinq Conseils généraux sont présidés par des radicaux de gauche : Lot (Jean Milhau), Haute-Corse (Paul Giacobbi), Tarn-et-Garonne (Jean-Michel Baylet), Hautes-Pyrénées (François Fortassin) et Haute-Saône (Marc Roussel).
En avril 1999, suite au décès de Michel Crépeau, Roger-Gérard Schwartzenberg, député du Val-de-Marne, le succède à la tête du groupe RCV à l'Assemblée Nationale.
Lors des élections européennes de juin 1999, Catherine Lalumière et Michel Dary sont réélus députés européens.
Le 26 mars 2000, Jean-Michel Baylet est reconduit à la tête du PRG lors du Congrès du parti. Le lendemain, Roger-Gérard Schwartzenberg est nommé Ministre de La Recherche. Bernard Charles lui succède à la tête du groupe RCV à l'Assemblée Nationale.



L'historique du Parti Radical de Gauche  

Notre mouvement est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIX ème siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.

Les Radicaux contre la monarchie

Sous la restauration et sous la monarchie de juillet, des hommes comme GARNIER-PAGES, LEDRU-ROLLIN, sont les premiers en France à se proclamer "radicaux", parce qu’ils sont partisans de réformes en profondeur. Ils sont fiers d’être "les fils" de la Révolution Française dont ils affirment vouloir tirer "toutes les conséquences". Ce sont eux qui animent la gauche et même l’extrême du "parti républicain". A la fin du second empire, une nouvelle génération, mieux adaptée à la société industrielle naissance, prend la relève: Jules Simon, Jules Ferry, Jules GREVY et surtout GAMBETTA. Le programme que GAMBETTA soumet en 1869 à Paris aux élections de Belleville résume l’essentiel des réformes proposées à cette époque par les radicaux de gauche. Beaucoup sont encore d’actualité.

Les radicaux, défenseurs et fondateurs de la III ème république

Sous la III ème république, les radicaux, unis sous la direction de GAMBETTA contre l’ordre moral et le régime autoritaire de MAC-MAHON, se divisent après 1880, lorsque la république appartient enfin aux républicains.

C’est CLEMENCEAU qui prend la tête de la tendance de gauche, cependant que Jules Ferry et GAMBETTA se tournent vers le centre et vers "l’opportunisme". Jusqu’en 1902, les radicaux, qui n’hésitent jamais à s’associer aux gouvernements de défense républicaine contre le boulangisme et la montée du nationalisme, après le scandale de Panama, et plus tard contre l’agitation d’extrême droite provoquée par l’affaire DREYFUS, sont bien plus souvent dans l’opposition qu’au pouvoir. Pourtant, c’est l’esprit du radicalisme qui inspire les grandes lois de cette période où la démocratie politique  s’organise et se structure: loi de 1881 sur la liberté d’expression, loi de 1884 sur les conseils municipaux et sur les syndicats, lois sur l’enseignement primaire, gratuit, obligatoire et laïque, révision de la constitution de 1875, loi sur les associations.

Création du Parti radical-socialiste

En 1901, sous l’impulsion de Léon Bourgeois notamment, personnalité respectable et respectée, homme politique courageux qui, cinq années auparavant, alors qu’il était président de conseil, avait proposé au Parlement, sans succès d’ailleurs, le vote "d’un impôt progressif sur le revenu" les radicaux décident de fédérer leurs diverses tendances et de s’organiser pour gagner les élections législatives de 1902 qui doivent être décisives dans une France où s’opposent "bloc des gauches" et "bloc des droites". Le parti "républicain, radical et radical-socialiste" est crée. Il tiendra pendant quarante ans le premier rôle dans la vie politique française.

Les trois grands chefs du radicalisme avant la première guerre: COMBES, CLEMENCEAU, CAILLAUX

Dans la "France radicale" d’avant la guerre de 1914, trois noms jalonnent l’action politique. COMBES d’abord, le "petit père" Combes, modeste et énergique, anticlérical mais spiritualiste fervent, symbole de la lutte pour la liberté de penser. Gouvernant, après la victoire de la gauche en 1902, en s’appuyant sur une majorité regroupant les progressistes dissidents, les radicaux, les radicaux-socialistes et les socialistes de JAURES, il liquide la question des congrégations. Un peu plus tard, en 1905, alors qu’il n’est plus au pouvoir et que les socialistes ont rompu le bloc des gauches, c’est son esprit qui inspire la loi de séparation des Eglises et de l’état, qui donne une assise juridique à la laïcité de l’état.

La deuxième grande figure du Parti radical-socialiste durant cette période est le vieux lutteur Georges  CLEMENCEAU. Après le succès des radicaux aux élections de 1906, il devient président du conseil. Il gouverne avec fermeté, à la fois contre la droite et contre les socialistes, dans les remous d’une agitation sociale grandissante. Mais le parti radical, une fois acquise la victoire de la laïcité, se divise. CLEMENCEAU en démissionne en 1909. Aux élections de 1910, les radicaux perdent des voix et des sièges. Alors apparaît Joseph CAILLAUX, grand bourgeois, fils d’un ministre de MAC-MAHON, mais esprit généreux et passionné de paix. Président du Conseil en 1911, il concentre ses efforts sur l’impôt sur le revenu qui sera voté quelques années plus tard, sur une politique de détente et de négociation avec l’Allemagne et sur le refus de prolongation de trois ans de la durée du service militaire. Inspecteur des finances nourri de chiffres, il donne au parti, lorsqu’il en a été élu président en 1913, un visage plus moderne et un peu technocratique.

Les radicaux au pouvoir après la première guerre mondiale: HERRIOT

Après la guerre, où il tient efficacement sa place dans "l’union sacrée", le vent qui souffle vers la droite et le nationalisme ne favorise pas d’abord le Parti radical-socialiste. Mais, relevé très vite de son échec provisoire aux élections de 1919, il occupera entre les deux guerres le devant de la scène politique de manière presque ininterrompue. Dès 1923, Edouard HERRIOT sera l’artisan de ce réveil et demeurera la figure dominante du parti jusqu’en 1940 et même bien au-delà. Edouard DALADIER jouera à ses côtés et parfois contre lui un rôle non moins prestigieux, mais souvent décisif. Durant cette période, le parti radical-socialiste a été presque toujours associé au pouvoir. S’alliant tantôt à droite, tantôt à gauche, il a pu donner l’impression qu’il pratiquait volontairement, pour s’y maintenir, une politique de bascule. C’est que situé à la charnière de toutes les majorités possibles, campant plus du quart des députés, dominant beaucoup de grandes villes et de nombreux conseils généraux, son concours était nécessaire pour préserver toutes les vicissitudes de la politique, une certaine stabilité politique et pour éviter les affrontements brutaux." C’est peut-être un Parti Radical qui a manqué à l’Espagne en 1936". C’est la revue "Esprit" pourtant bien éloignée du radicalisme, qui a écrit ces lignes.

D’ailleurs, malgré l’étendue des responsabilités qu’il a alors assumées, malgré l’inévitable "pourrissement" du pouvoir, le personnel radical fut -tous les historiens le reconnaissent- consciencieux et honnête, soucieux des affaires de l’état et fidèle à sa philosophie politique.

Le bilan de l’action des radicaux est largement positif. HERRIOT a été un ministre des Affaires  étrangères lucide et passionné de justice internationale. Le reconnaissance de l’U.R.S.S., la liquidation du contentieux avec l’Allemagne, le renouveau de l’Alliance avec l’Angleterre et les Etats-Unis, les efforts poursuivis tenacement pour donner à la Société des nations une efficacité réelle, la résistance à l’impérialisme de l’Italie fasciste et aux entreprises guerrières de l’Allemagne hitlérienne témoignent de sa volonté de paix, de son patriotisme et de sa clairvoyance.

HERRIOT a été un excellent ministre de "l’Instruction Publique". Il a, un des premiers, compris l’importance capitale de l’enseignement technique et son projet de l’école unique constitue l’amorce d’un système cohérent englobant tous les niveaux de l’Education Nationale sans barrière, ni cloisons : idée féconde dont on n’a pas fini de tirer toutes les conséquences. Quant à Jean ZAY, les initiatives qu’il a prises quand il était ministre du Front populaire permettent de voir en lui le précurseur d’une organisation moderne et démocratique de l’enseignement.

LE FRONT POPULAIRE

Même dans le domaine économique et social, malgré l’atmosphère d’une époque où le vent soufflait dans cette direction, les radicaux peuvent à juste titre inscrire à leur actif quelques réalisations importantes. Faute de pouvoir atteindre tous les objectifs qu’ils proposaient dans leurs programme ils n’ont jamais disposé, même en 1924, d’une majorité cohérente et résolue sur ces problèmes. ils ont approuvé, voté ou fait voter plusieurs lois qui allaient dans le sens de leurs propositions, notamment les lois sur les assurances sociales et les allocations familiales.

DECLIN ET RESURRECTION DU RADICALISME APRES LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

L’immédiate après-guerre fut une période difficile pour le parti radical. Il supportait presque à lui tout seul la droite était, en apparence du moins, absente de la carte polémique-le discrédit qui pesait alors sur la III me république. On oubliait qu’il avait donné, comme tous les partis, de nombreux résistants à la patrie et même quelquefois des héros comme Jean MOULIN. Pour beaucoup de français, il incarnait un passé que l’on voulait oublier.

Patiemment, quelques hommes, groupés autour d’Edouard HERRIOT, d’Edouard DALADIER, d’Henri QUEUILLE, luttèrent contre le "tripartisme", ce système qui instituait autour du général de GAULLE, puis sans lui et bientôt contre lui, le partage du pouvoir et de l’état entre les trois partis qui dominaient alors la scène politique: le M.R.P., la S.F.I.O. et le Parti Communiste. En 1947, les radicaux reprennent audience et influence: HERRIOT est élu président de l’Assemblée Nationale, et Gaston MONNERVILLE président du Conseil de la République. La rupture du tripartisme qui rejette les communistes dans l’opposition et la constitution autour du Général de GAULLE d’un Rassemblement qui déclare la guerre au pouvoir en place, les rendent de nouveau indispensables à la constitution d’une majorité. Ils retrouvent, avec André MARIE, Henri QUEUILLE, René MAYER, Edgar FAURE, le chemin de la présidence du Conseil.

LE GOUVERNEMENT DE MENDES-FRANCE

En juin 1954, après une première investiture manquée quelques semaines plus tôt, Pierre MENDES-FRANCE constitue un gouvernement. Ses sept mois d’exercice du pouvoir, tant par son style d’action que par les décisions prises, marqueront profondément le pays. Il trancha des problèmes que l’on avait laissé pourrir: la guerre d’Indochine, le réarmement de l’Allemagne, l’indépendance de la Tunisie. "Gouverner c’est choisir". Cette leçon qu’il donnait par ses actes rejoignait la tradition des radicaux fondateurs de la République, hommes de gouvernement et hommes d’état. En même temps, son refus des idées toutes faites et sa volonté de rechercher, en dehors des sentiers battus, des solutions neuves aux problèmes économiques et financiers, retrouvaient les sources du véritable esprit radical.

Pierre MENDES-FRANCE marqua aussi profondément la vie du parti Radical. Il lui donna des structures plus solides et surtout un esprit et un élan nouveaux. Le rayonnement de son action et le prestige de sa personnalité attirèrent de nombreux français séduits par la clarté de ses conceptions politiques et par la vigueur de ses initiatives. C’est un parti rajeuni et plein d’ardeur qui affronta les  élections de 1955 allé au sein du "Front républicain" avec la S.F.I.O. et quelques rescapés du naufrage du R.P.F.

DE GAULLE AU POUVOIR, LES RADICAUX DANS L’OPPOSITION

Après l’échec du Front républicain qui, victorieux aux élections, se brisa, malgré les efforts de MENDES-FRANCE, sur la guerre d’Algérie, la voie était ouverte au Général DE GAULLE. Son arrivée au pouvoir rejeta les radicaux, après quelques mois d’hésitation, dans une opposition de principe à un régime de caractère autocratique, contre lequel Gaston MONNERVILLE dressa, en 1962, au congrès de VICHY, à propos du référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, un réquisitoire d’une éloquence passionnée et d’une argumentation étayée. Contre ce régime qu’il condamnait, le Parti Radical mena le combat avec toutes ses forces. Il soutint la candidature de Gaston DEFERRE à la présidence de la République en 1965 et après le retrait du leader socialiste, celle de François MITTERRAND. Membre à part entière de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste, aux côtés de la S.F.I.O. et de la Convention des Institutions républicaines de François MITTERRAND., il profita en 1967, du courant qui portait le pays vers la gauche, mais il subit durement le contrecoup des événements de 1968.

NAISSANCE DU MOUVEMENT DES RADICAUX DE GAUCHE

En 1969, la nomination de Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER au secrétariat national lui donna un élan nouveau qui retomba un an plus tard après la malheureusement candidature de son nouveau leader contre CHABAN-DELMAS à Bordeaux. En 1971, le parti socialiste se rénove et se rajeunit sous la direction de François MITTERRAND. Il s’ouvre aussi vers sa gauche en entamant des conversations avec le parti communiste. Les Radicaux, sont une fois de plus, à la croisée des chemins. Il leur faut choisir entre l’union de la Gauche qui se prépare et l’alliance avec le centre. C’est l’enjeu du Congrès de Suresnes, dont Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER sort victorieux. Robert FABRE et la plupart des députés radicaux, refusant de se laisser pousser à droite, convaincus qu’une politique de réformes est impossible sans alliance avec les grands partis de gauche, conscients aussi des servitudes du scrutin majoritaire, concluent un pacte avec le parti socialiste et, quelques mois plus tard, signent le programme commun, après avoir obtenu de leurs partenaires la rédaction d’une annexe reprenant les thèmes majeurs du radicalisme.

En mars 1973, les électeurs leur donnent raison : le pays se divise en deux blocs, ruinant les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir éviter le choix difficile entre droite et gauche. En décembre 1973, un Congrès extraordinaire décide de la création du Mouvement des Radicaux de Gauche. Quelques mois plus tard, le M.R.G. est le premier parti de la gauche unie à demander à François MITTERRAND de poser sa candidature à la présidence de la République.

Sous la présidence de Robert FABRE, le MRG fait entendre, aux côtés des socialistes et des communistes, un discours réaliste, celui d’une gauche qui valorise l’initiative et privilégie l’individu et les libertés. Avec la candidature de Michel CREPEAU à l’élection présidentielle de 1981, le MRG propose aux Français un programme, l’Avenir en face, attaché au libéralisme en matière économique, vigoureusement progressiste en matière sociale, soucieux des libertés individuelles et du respect de l’environnement. Au sein des gouvernements de gauche depuis 1981, les radicaux participent à la mise en oeuvre des grandes réformes qui font entrer dans la réalité les idéaux d’humanisme et de solidarité. En 1984, sous l’impulsion de Jean-Michel BAYLET, le MRG prend l’initiative d’un regroupement des radicaux et des écologistes pour les élections européennes. La liste Entente Radicale Ecologiste propose aux Français la mise en place des Etats-Unis d’Europe, pour une Europe plus forte, plus démocratique et plus solidaire. En 1988, les radicaux de gauche soutiennent la candidature de François MITTERRAND. En 1992, Jean-François HORY est élu au Congrès de Lyon afin de redonner une visibilité politique au M.R.G.

Au prix d’une rénovation interne très forte et à la faveur de l’adhésion au mouvement de Bernard TAPIE, le M.R.G. conduit une liste en 1994 pour les élections européennes qui totalisera plus de 12,5 % des voix. Cette élection permet aux radicaux de faire connaître à de nouvelles couches de la population le message radical. Le M.R.G. devenu RADICAL lors du Congrès du Bourget en 1994, Parti Radical Socialiste en Août 1996 puis Parti Radical de gauche en 1998 cherche à renouveler les idées.


En 1997, les Radicaux participent à la victoire de la Gauche Plurielle (PS-PC-Verts et MDC) et comptent à l’issue de ces élections 15 députés et un groupe à l’Assemblée Nationale présidé par Michel CREPEAU, député-Maire de La ROCHELLE. Avec deux ministres au gouvernement -Emile ZUCCARELLI,et Jacques DONDOUX les Radicaux participent aux réformes conduites par Lionel JOSPIN.

Au mois de Juillet 1999, François Huward remplace Jacques Dondoux au Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. En Mars 2000, Emile Zuccarelli quitte le gouvernement et le Ministère de la Fonction Publique. Le P.R.G. sera représenté au gouvernement par Roger-Gérard Schwartzenberg comme Ministre de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace. François Huward conserve le Secrétariat d’Etat au Commerce extérieur.


Le Premier Décembre 2001, lors d'une convention nationale, le Parti Radical de Gauche décide de se lancer dans la course des élections présidentielles de 2002 en présentant la candidature de Christiane TAUBIRA, députée de Guyane. Elle recueillera 2,3 % des suffrages exprimés. La gauche est éliminée du second tour de l'élection présidentielle, Jacques CHIRAC s'installe à l'Elysée pour un mandat de cinq ans. Lors des élections législatives de Juin, la gauche est défaite. Le P.R.G compte neuf députés au lieu de 12.


Le Parti Radical de Gauche réunit à Toulouse en congrès les 4, 5 et 6 Octobre 2002 réaffirme son autonomie tout en considérant que dans le contexte politique du moment il doit jouer sereinement un rôle moteur d'initiative pour le rassemblement de la gauche.


Lors des élections régionales de 2004, les Radicaux de Gauche enregistrent une progression du nombre de leurs conseillers régionaux mais une stabilisation du nombre de leurs conseillers généraux. Lors des élections européennes de juin 2004, le Parti Radical de Gauche présente trois listes. Les têtes de listes seront Jo Le Guen pour la circonscription Ouest, Christiane Taubira pour l'Ile de France et Julien Duquenne pour le Nord Ouest.


Les 11 et 12 Décembre 2004, lors du Congrès de Lyon, les Radicaux de Gauche reconduisent à la présidence du Parti Jean-Michel Baylet. Ce dernier a alors un double objectif : réorganiser le parti et démontrer l'actualité des valeurs et des propositions des radicaux de gauche. Le congrès approuvera également le principe d'une candidature radicale de gauche au premier tour de l'élection présidentielle de 2007.

 

Mais deux ans plus tard,  les 20 et 21 Octobre 2006, lors d'un congrès extraordinaire le Parti Radical de Gauche décide de soutenir le candidat du Parti Socialiste dès le premier tour de l'élection présidentielle en échange d'un accord législatif et programmatique.  Christiane Taubira, députée de Guyane, qui souhaitait défendre les couleurs du radicalisme de gauche lors de l'élection présidentielle de 2007 n'obtient pas le soutien du P.R.G.

Les Grandes dates du Radicalisme


1848 : Sous la Restauration et sous la monarchie de juillet, GARNIER PAGES, ARAGO et LEDRU-ROLLIN sont les premiers en France à se proclamer “Radicaux”.


 

1869 : Discours de Belleville où Léon GAMBETTA présente le premier programme de démocratie politique et sociale


 

1877 : Léon GAMBETTA, prenant la tête des adversaires de la droite monarchiste fait triompher la coalition des républicains aux élections.


 

1881 - 1884 - 1901: Votes des grandes lois Radicales qui donnent à la troisième république ses structures démocratiques: loi sur l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire, loi sur la liberté d’expression, sur les conseils municipaux, les associations.


 

1901 : Fondation à PARIS, du Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste


 

1905 : Loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, dont Emile COMBES a été l’inspirateur.


 

1906 : Georges CLEMENCEAU devient président du Conseil.


 

1911 : Joseph CAILLAU, inspirateur d’une fiscalité démocratique (création de l’impôt sur lerevenu) devient président du Conseil et donne au parti un visage plus moderne.


 

1924 : Victoire du Cartel des gauches (Parti Radical - SFIO) aux élections législatives.


 

1934 : Les Radicaux dénoncent l’action des “organisations séditieuses et de tous les factieux”.


 

1935 : Jean ZAY, Pierre MENDES-FRANCE, Jacques KAYSER sont les “jeunes turcs”. Ils bousculent les majoritaires du parti pour le maintenir à gauche.


 

1936 : Victoire du Front populaire avec le Parti Radical.


 

1938 : Edouard DALADIER devient président du Conseil.


 

1942 : Jean MOULIN, Président du Conseil national de la Résistance.


 

1947 : Edouard HERRIOT est Président de l’assemblée nationale jusqu’en 1954.


 

1954 : Pierre MENDES-FRANCE devient président du Conseil. Il met un terme à la guerre d’Indochine et règle la question du Maroc et de la Tunisie.


 

1962 : Gaston MONNERVILLE, Président du Sénat de 1947 à 1968, vote contre le référendum du Général de GAULLE.


 

1965 : Le parti radical entre dans la fédération de la gauche démocratique et socialiste avec la S.F.I.O. et la convention des institutions républicaines de François MITTERRAND.


 

1972 : Sous l’impulsion de Robert FABRE -député de l’Aveyron- et de Maurice FAURE, la gauche du parti radical décide de signer le programme commun auquel il fait ajouter une annexe précisant ses positions.


 

1973 : Le Congrès de PARIS fonde le Mouvement des Radicaux de Gauche. Robert FABRE est élu.


 

1981 : Candidature de Michel CREPEAU à la Présidence de la République.


 

1981 : Participation MRG au gouvernement de Pierre MAUROY.


 

1984 : Liste ERE Européenne à laquelle participe des radicaux dont François DOUBIN.


 

1984 -1986 : Participation du MRG au gouvernement FABIUS.


 

1988-1993 : Participation aux gouvernements ROCARD-CRESSON et BEREGOVOY.


 

1992 : Jean-François HORY devient président du Mouvement des Radicaux de Gauche au congrès de Lyon. Il entreprend la rénovation du parti.


 

1994 : La liste Energie RADICALE conduite par Bernard TAPIE et Jean-François HORY réalise près de 12,5 % des suffrages et permet l’élection de 13 députés au Parlement européen.


 

1994 : En Octobre. Le Mouvement des Radicaux de gauche devient RADICAL.


 

1996 : Au congrès de PARIS, Jean-Michel BAYLET devient président. Le parti enregistre l’adhésion de Bernard KOUCHNER. En Août, les militants décident de redonner le nom de parti radical socialiste au mouvement.


1997: Suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale, le Parti radical socialiste compte 15 députés et un groupe à l’Assemblée Nationale. Le Président du groupe est Michel CREPEAU, député-maire de la Rochelle jusqu’à son décès brutal en mai 1999. Le parti Radical de gauche participe au gouvernement.


 

1998: Au Congrès de Paris, Jean-Michel BAYLET est réélu président et enregistre une progression significative de ses élus dans les conseils régionaux et généraux à l’issue des élections du mois de Mars.


 

1999: Le parti Radical de gauche participe à une liste d’Union avec le Parti Socialiste et le Mouvement des Citoyens lors des élections européennes. Deux élus avec Catherine Lalumière et Michel Dary.


 

25 - 26 Mars 2000 : Jean-Michel BAYLET est réélu président du P.R.G. Roger-Gérard SCHWARTZENBERG entre au gouvernement comme Ministre de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace. Le PRG compte ainsi deux ministres au gouvernement avec François HUWART Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur.

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vendredi 18 mai 2007

LE MOT RADICAL

Le mot radical, dans son sens politique, est apparu pour la première fois en Angleterre. C’est là que naquit, en 1776, un "parti radical" qui se donnait pour but de réaliser des réformes profondes, à l’aide de l’instauration du suffrage universel.

 

Le mot fut repris en France sous la restauration par les royalistes ultras pour désigner tout réformateur qu’ils ne pouvaient bien sûr imaginer autrement que "radical". Tombé dans l’oubli, il réapparaît en 1835 sous la Monarchie de Juillet. Les lois sur la presse (septembre 1835) ayant interdit l’usage du mot "républicain", il fit alors usage de vocable de substitution.

Posté par citoyen42 à 18:19 - LES INFOS sur le PRG, historique,idées,etc... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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