mardi 17 novembre 2009
LA MAIN INVISIBLE :de SMITH à Thierry HENRY
La fameuse main de thierry HENRY notre attaquant m'évoque celle de A SMITH!
La providence de la « main invisible », selon lui, n’est pas du tout la manifestation directe de la puissance divine. Elle est la métaphore, ô combien dangereuse, qui exprime la chaîne des conséquences non intentionnelles d’actions qui ne sont motivées que par des penchants inscrits dans la nature humaine. Ainsi, les hommes ignorent quelles sont les fins ultimes de la création, ils ignorent même la plupart du temps les fins lointaines auxquelles aboutiront leurs actes. On se tromperait par exemple à voir dans l’opulence le résultat d’une sagesse humaine capable de prévoir les conséquences éloignées de la division du travail. Les hommes ne font que suivre des penchants. Ils aiment trafiquer, sans doute parce qu’ils sont faits pour le commerce des idées et des paroles avec leurs semblables, mais ils ne se doutent pas qu’ils se procureront par ce moyen les conditions de la richesse.
La « main invisible » chez Smith signifie donc très précisément l’enchaînement imprévisible pour les hommes eux-mêmes des effets de leurs actions. Ils ne savent pas ce qu’ils font, mais ce qu’ils font a des conséquences bénéfiques pour tous. On peut même dire que le résultat bénéfique est mieux assuré en ignorant qu’on le fait plutôt qu’en croyant le savoir. C’est ce que la science du législateur, dans le domaine économique, peut montrer. C’est le sens général du grand livre d’économie politique d’Adam Smith : De la Richesse des nations.
Thierry HENRY dépassé par son réflexe portera tout le poids d'un résultat bénéfique économiquement mais pas moralement...mais le marché n'a pas de morale..
Serge FREYDIER
lundi 16 novembre 2009
Distribution d'argent ou comment toucher le fond...
L'opération publicitaire qui s'est soldée par des échauffourées au pied de la tour Eiffel, samedi 14 novembre, n'a pas fini de faire parler d'elle, pour le plus grand bonheur de la société qui l'a organisée. Mailorama, qui fait partie du groupe Rentabiliweb, avait promis de distribuer 40 000 euros aux passants. Mais, rapidement débordés, les organisateurs ont dû annuler l'opération et faire appel à la police. Au final, le dispositif a été débordé par les 5 000 personnes présentes et de nombreux dégâts matériels ont été rencensés.
dimanche 13 septembre 2009
Les agriculteurs viennent à la rencontre des élus à la foire de Saint-Etienne
Lundi 21 septembre 2009 lors de la journée des maires, les agriculteurs ont voulu exprimer la situation très difficile dans laquelle ils se trouvent..Pour cela ils se sont mobilisés à l'extérieur de la foire lors de la journée des maires. Les élus le visage grave ont écouté leur message.
mercredi 10 juin 2009
Braco Dimitrijevic : "Louvre is my studio, street is my museum"

Braco Dimitrijevic (né à Sarajevo en 1948) est l'un des pionniers de
l'art conceptuel. En 1963, sa première œuvre, The Flag of the World, où
il remplace le drapeau national par un chiffon marque le point de
départ de ses interventions artistiques dans le paysage urbain.
Cette rétrospective présentera environ 90 œuvres représentatives de
toutes les périodes de l'artiste, et de nouvelles installations
Triptychos Post Historicos réalisées à partir d'une ou plusieurs œuvres
emblématiques issues de la collection du Musée d'Art Moderne (sous
réserve : Fernand Léger, Pablo Picasso et Albert Gleizes).
Au début des années 1970, Braco Dimitrijevic gagne une reconnaissance
internationale avec ses séries des Casual passer-by (passants
ordinaires), d'immenses portraits photographiques d'anonymes placardés
sur des façades et des panneaux dans les grandes villes d'Europe et des
Etats-Unis.
Dès le milieu des années 1970, il commence à intégrer à ses
installations des peintures originales, empruntées dans les collections
des musées. Les Triptychos Post Historicus, réalisés dans de nombreux
musées à travers le monde, constituent une « harmonieuse synthèse »
entre l'art, les objets du quotidien et des fruits. Le titre donné par
l'artiste à son exposition Louvre is my studio, street is my museum (Le
Louvre est mon atelier, la rue est mon musée) reflète bien la double
nature dialectique et transgressive de son œuvre. Au cours des 30
dernières années, Braco Dimitrijevic a réalisé pas moins de 500
Triptychos Post Historicus, avec des peintures allant d'une vierge de
Léonard de Vinci au Carré rouge de Malévitch, dans de nombreux musées
prestigieux parmi lesquels la Tate Gallery, le Louvre, le Centre
Pompidou, le Musée d'Orsay, le Guggenheim de New York, ainsi que le
Russian State Museum de Saint Petersbourg. Cet été, c'est avec les
collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole qu'il
réalisera de nouveaux Triptychos Post Historicus.
Au début des années 1980, Braco Dimitrijevic réalise des installations
dans lesquelles sont confrontés des animaux et des objets ou des œuvres
d'art. Sont alors mis en parallèle deux modèles culturels, le modèle
culturel occidental et le modèle du monde animal qui vit en harmonie
avec la nature (cf. illustration, Memories of Childhood, 1983, coll.
Kunstmuseum Bern). Ainsi l'artiste constate : « Si quelqu'un regarde la
Terre depuis la Lune, il n'y a virtuellement aucune distance entre le
Louvre et le zoo ». Il propose une vision harmonieuse de la réalité
débarrassée des classifications scientifiques rigides. En 1998, Braco
Dimitrijevic a imaginé des installations dans une vingtaine de cages de
la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris. Plus d'un million de
visiteurs avaient alors pu assister à ce troublant face à face,
intitulé Paris Zoo.
Dans son ouvrage théorique Tractatus Post Historicus publié en 1976,
l'artiste définit son concept de « Post Histoire » comme « le temps de
la coexistence entre différentes valeurs et concepts, le temps de la
vision sous des angles multiples, l'espace sans vérité finale ». Ce
concept anticipait largement la multiplicité des styles et des
approches de l'art contemporain actuel. Tractatus Post Historicus et
l'œuvre de Braco Dimitrijevic sont à l'origine de deux tendances qui
dominent le discours artistique aujourd'hui : les pratiques critiques
dans l'espace public et les interventions dans les collections des
musées.
Au début des années quatre-vingt-dix, Dimitrijević
débute un nouveau cycle d’ oeuvres, avec des portraits,
non plus d’ inconnus, mais d’ artistes, de musiciens et
de scientifiques célèbres.
Comme dans toute l’ oeuvre de Dimitrijević, on se
trouve face à un paradoxe : les visages de ces hommes
illustres sont beaucoup moins connus que leurs
oeuvres ; ainsi, leurs portraits ne sont guère moins
anonymes que ceux des passants.
Les personnalités sélectionnées sont des créateurs,
aujourd’ hui communément admis comme ayant été
des génies, mais restés dans l’ ombre de leur vivant.
Dimitrijević semble poser ici la question de savoir
comment des hommes comme Kafka, Malevitch ou
Tesla ont pu demeurer à l’ écart, inconnus de leur vivant,
pour être découverts et adulés une fois morts.
Une oeuvre traitant de ce thème a été exposée au
musée d’ Israël de Jérusalem : des cierges du souvenir
y étaient placés devant leurs portraits pour commémorer
tous les génies oubliés en raison de l’ inertie de
l’ esprit humain.
Les oeuvres comportant des portraits d’ artistes russes
– Rodtchenko, Tatline, Larionov, Popova et Maïakovski
– proposent une réflexion sur le rapport entre
les avant-gardes politique et artistique à l’ heure de
la Révolution d’ octobre : leur réunion passionnée du
début, la rupture dramatique de la fin. Ici, Dimitrijević
pointe l’ écart infime dans la réception de ces artistes,
portés aux nues quelques décennies à peine après avoir
été totalement occultés.
Le fait que certaines idées aient dû attendre des siècles
leur passage à travers les filtres de l’ acceptable informe
la critique que fait Dimitrijević de cette fermeture aux
idées nouvelles qui caractérise la société. Ces oeuvres
défendent la créativité, le talent et la liberté de penser
de l’ individu contre les forces du pouvoir, du conformisme,
et de l’ autorité de l’ Histoire.
lundi 11 mai 2009
Comme le disat Michel Audiard
- Il y a des patrons de gauche - - Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre.
Le Président (1961) d'Henri Verneuil
jeudi 2 avril 2009
La pipe de M. Hulot "censurée" sur des affiches
Le sympathique et très étourdi M. Hulot, personnage incarné par le comédien et cinéaste français Jacques Tati, serait-il victime de la censure en raison de son choix de fumer la pipe ?
Plusieurs personnalités et organisations, dont la Ligue des droits de l'homme (LDH), se sont élevées contre la disparition de la pipe du célèbre personnage sur des affiches annonçant la promotion de la rétrospective Jacques Tati à la Cinémathèque de Paris.
On y voit M. Hulot sur un Vélosolex, vêtu de son éternel chapeau, d'un pantalon trop court et d'un non moins éternel imperméable élimé. Mais sa pipe a disparu, remplacée par un petit moulin à vent.
Métrobus, la régie publicitaire de la RATP et de la SNCF qui diffuse quelque 2.000 affiches, explique avoir voulu respecter la loi Evin, qui interdit toute publicité "directe ou indirecte" en faveur du tabac ou de l'alcool.
"Je ne comprends pas vraiment la polémique", a dit une porte-parole.
L'Observatoire de la liberté de création de la LDH a lancé une pétition de protestation, jugeant important de "se mobiliser face à la généralisation du politiquement correct qui n'hésite pas à déformer les oeuvres du patrimoine".
"C'est absurde et risible", déclare dans Le Parisien-Aujourd'hui en France le cinéaste Costa Gavras, président de la Cinémathèque, qui précise que "Tati n'allume sa fameuse pipe dans aucun de ses films"
Macha Makeïeff tire une leçon personnelle de toute cette affaire :
« Le moulinet, c'est un clin d'oeil : c'est un des objets des spectacles chers à Tati. La pipe, avec ce moulinet, on la voit plus que jamais ! C'est une façon de dire : il faut prendre tout cela pour ce que c'est, une situation tellement bête, une absurdité générée par le confort douillet de la pensée. »
Les admirateurs de Jacques Tati apprécieront cette « pastille », veut croire Macha Makeïeff : « C'est le prolongement d'un gag. » Lorsqu'elle a fait remarquer à son frileux interlocuteur de Metrobus qu'il allait se ridiculiser, ce dernier lui a répondu, fataliste :
« Oui. Je sais. Mais c'est l'air du temps. »
Alexis de Tocqueville (1805-1859) considérait que l’individualisme allait couper l’individu de la conscience de l’existence du groupe et qu’ainsi sera affaiblie sa capacité de résistance à l’oppression. Ce despotisme non violent n’aura aucune résistance.Cette évolution se traduira par une désaffection pour la chose publique et une dégradation de l’esprit public (abstention au niveau du vote), un abandon de la gestion des affaires du groupe à des garants inconnus. En contrepartie, les citoyens demandent seulement la garantie de la protection et de la quiétude.
Au dessus des individus s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller à leur sort. Un pouvoir absolu, détaillé, normé, prévoyant et doux.
Le risque est l’infantilisation des citoyens par la prise en charge de leurs propres besoins.
mercredi 4 février 2009
Qu'est-ce-que la désobeissance civile? Pour ou contre?
C'est le refus de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent.
Ce type d'actions semble se développer dans différents domaines. Pour plus d'informations cliquez ci-dessous:
lundi 2 février 2009
Baselitz et la peinture à l'envers
Le renversement haut-bas qui intervient à partir de 1969 devient rapidement la
caractéristique signalétique du peintre. Les tableaux ne sont pas simplement
accrochés à l’envers, mais peints avec inversion du sujet. Ceci dit pour insister sur le fait qu’il ne s’agit pas de la
part de Baselitz d’une démonstration de virtuosité, mais d’une volonté de modifier
profondément le rapport du spectateur à l’œuvre contemplée. Peint à l’envers, l’objet
représenté se laisse reconnaître, mais perd son évidence habituelle ; le regard doit en
quelque sorte traverser la peinture pour identifier l’objet, et, dans cet effort même, se
trouve contraint de la rencontrer en tant que telle, dans son organisation structurelle
et sa matérialité tout à la fois. Extraite d’un texte court rédigé en 1981, une phrase de
Baselitz résume assez bien son intention : « L’objet à l’envers est utilisable pour la
peinture, parce qu’il est inutilisable en tant qu’objet. » Ou encore, moins elliptique,
cette déclaration : « Le retournement est le meilleur moyen de vider ce que l’on peint
de son contenu. […] Le fait de renverser le motif me prouva que la réalité est l’image.
Ainsi, j’ai pu me tourner vers la peinture en soi. »
MORALITE: Pour mieux voir les choses il faut souvent les regarder autrement
samedi 17 janvier 2009
le pouvoir, c’est la barbe...?
Un nouveau jeune groupe d’action féministe, baptisé La Barbe,
entend dénoncer la suprématie masculine dans les lieux de pouvoir.
Affublées de barbes postiches, une cinquantaine de jeunes femmes se
sont ainsi donné pour mission d’investir deux fois par mois les
hémicycles, antichambres et lieux de direction du monde des entreprises
"pour tenter de reprendre le pouvoir".
Le 8 mars 2008, Journée Mondiale des Femmes, La Barbe
avait escaladé la statue de La République à Paris pour l’affubler d’une
barbe postiche. Le mouvement était publiquement lancé. Pour La Barbe,
peut-on lire sur le site du mouvement, "il s’agit de redonner aux
femmes l’envie de prendre le pouvoir, et la capacité de se représenter
dans les plus hautes sphères de la politique, des finances, des médias
comme de la culture".
leur site->cliquez
Leur mouvement correspond bien à l'effet turlupin












